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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 20:41

Ozu

La filmographie de Yasujiro d'Ozu peut se scinder en trois parties dont les durées sont sensiblement égales :

  • 34 films muets, de 1927 à 1936, dominés par des films sociaux et la présence des enfants mais où l'on trouve aussi films noirs et de gangsters.
  • 7 premiers films parlants : de Un fils unique en 1936 à Une poule dans le vent en 1947, rapidement marqués par le contexte des guerres (avec la Chine fin 37 puis second conflit mondial).
  • 13 films, successions de chefs-d'oeuvres à partir de la matrice dePrintemps tardif (1949) où la méditation sur le temps et les mutations nécessaires et douloureuses prend le pas sur le contexte social pourtant toujours traité en arrière plan.

Sur ces 54 films, 17 sont considérés comme perdus. En février-mars 2007, La maison de la culture du Japon à Paris projette les 37 films restants avec des copies appartenant à la Japan Foundation Film Library et Carlotta Films.

Yasujiro Ozu, cinéaste néo-réaliste ?

Pour Gilles Deleuze, Ozu construit dans un contexte japonais une œuvre qui réussit à rendre visibles et sonores le temps et la pensée. Pour lui, les Européens ne l'imitèrent pas en créant le néoréalisme, mais le rejoignirent par leurs propres moyens. Ainsi, en dépassant le cadre historique du néoralisme italien, est-il possible de rattacher Ozu au mouvement néoraliste entendu comme s'attachant à rendre des situations optiques et sonores pures.

Mutation et travail du temps

Chez Ozu, tout est ordinaire ou banal, même la mort ou les morts qui font l'objet d'un oubli naturel. Les célèbres scènes de larmes soudaines (celle du père deFleurs d'équinoxe qui se met à pleurer silencieusement après le mariage de sa fille, celle de la fille de Printemps tardif qui souri à demi en regardant son père endormi, puis se retrouve au bord des larmes, celle de la fille de Dernier capricequi fait une remarque aigre sur la mort de son père, puis éclate en sanglots) ne marquent pas un temps fort qui s'opposerait aux temps faibles de la vie courante, et il n'y a aucune raisons d'invoquer comme le fait Paul Schrader l'émergence d'une émotion refoulée comme action décisive.

Pour Ozu, la vie est simple et l'homme ne cesse de la compliquer en "agitant l'eau dormante" (ainsi des trois compères de Fin d'automne). Et si, après guerre, l'œuvre d'Ozu ne tombe nullement dans le déclin qu'on a parfois annoncé, c'est parce que l'après-guerre vient confirmer cette pensée, mais en la renouvelant, en renforçant et débordant le thème des générations opposées : l'ordinaire américain vient percuter l'ordinaire du Japon, heurt de deux quotidiennetés qui s'exprime jusque dans la couleur lorsque le rouge Coca-Cola ou le jaune plastique font brutalement irruption dans la série des teintes délavées, inaccentuées de la vie japonaise. Et, comme dit un personnage du Goût du saké : si ç'avait été l'inverse, si le saké, le samisen et les perruques de geisha s'étaient soudain introduis dans la banalité quotidienne des Américains… ?

La nature n'intervient pas, comme le croit Paul Schrader, dans un moment décisif ou dans une rupture manifeste avec l'homme quotidien. La splendeur de la nature, d'une montagne enneigée, ne nous dit qu'une chose : Tout est ordinaire et régulier, Tout est quotidien. Elle se contente de renouer ce que l'homme a rompu, elle redresse ce que l'homme voit brisé. Et, quand un personnage sort un instant d'un conflit familial ou d'une veillée mortuaire pour contempler la montagne enneigée, c'est comme s'il cherchait à redresser l'ordre des séries troublé dans la maison, mais restitué par une Nature immuable et régulière.

Images directes du temps

Chez Ozu, il n'y a pas de ligne d'univers qui relie des moments décisifs, et les morts au vivants, comme chez Mizoguchi ; il n'y a pas non plus d'espace-souffle ou d'englobant qui recèle une question profonde, comme chez Kurosawa. Les espaces d'Ozu sont élevés à l'état d'espaces quelconques, soit par déconnexion, soit par vacuité comme chez Antonioni. Les faux-raccords de regard, de direction et même de positions d'objets sont constants, systématiques. Un cas de mouvement d'appareil donne un bon exemple de déconnexion : dans Eté Précoce, l'héroïne avance sur la pointe des pieds pour surprendre quelqu'un dans un restaurant, la caméra reculant pour la garder au centre du cadre ; puis la caméra avance sur un couloir, mais ce couloir n'est plus celui du restaurant, c'est celui de l'héroïne déjà revenue chez elle.

Quant aux espaces vides, sans personnages et sans mouvements, ce sont des intérieurs vidés de leurs occupants, des extérieurs déserts ou paysages de la nature. Ils prennent chez Ozu une autonomie, même dans le néo-réalisme qui leur maintient une valeur apparente relative (par rapport à un récit) ou résultante (une fois l'action éteinte). Ils atteignent à l'absolu, comme contemplations pures, et assurent immédiatement l'identité du mental et physique, du réel et de l'imaginaire, du sujet et de l'objet.

Entre un espace ou paysage vides et une nature morte à proprement parler, il y a certes beaucoup de ressemblances, de fonctions communes et de passages insensibles. Mais ce n'est pas la même chose, une nature morte ne se confond pas avec un paysage. Un espace vide vaut avant tout par l'absence d'un contenu possible tandis que la nature morte se définit par la présence et la composition d'objets qui s'enveloppent en eux-mêmes ou deviennent leur propre contenant : ainsi le long plan du vase presque à la fin de Printemps tardif. De tels objets ne s'enveloppent pas nécessairement dans le vide, mais peuvent laisser des personnes vivre et parler dans un certain flou, comme la nature morte au vase et aux fruits de La dame de Tokyo ou celle aux fruits et aux clubs de golf dansQu'est-ce que la dame a oublié ? C'est comme chez Cézanne, les paysages vides ou troués n'ont pas les mêmes principes de composition que les natures mortes pleines.

Le vase de Printemps tardif s'intercale entre le demi-sourire de la fille et ses larmes naissantes. Il y a devenir, changement, passage. Mais la forme de ce qui change, elle, ne change pas, ne passe pas. C'est le temps en personne, "un peu de temps à l'état pur " : une image-temps directe, qui donne à ce qui change la forme immuable dans laquelle se produit le changement. La nuit qui se change en jour, ou l'inverse, renvoient à une nature morte sur laquelle la lumière tombe en faiblissant ou en croissant (La femme dans la nuitCœur capricieux). La nature morte est le temps, car tout ce qui change est dans le temps, mais le temps ne change pas lui-même. Les natures mortes d'Ozu durent, ont une durée, les dix secondes du vase : cette durée du vase est précisément la représentation de ce qui demeure, à travers la succession des états changeants. Une bicyclette peut aussi durer, c'est à dire représenter la forme immuable de ce qui se meut, à condition de demeurer, de rester immobile, rangée contre le mur (Histoire d'herbes flottantes). La bicyclette, le vase, les natures mortes sont les images pures et directes du temps. Chacune est le temps, chaque fois, sous telles ou telles conditions de ce qui change dans le temps.

 

Biographie

Né à Tokyo en 1903, Yasujirô Ozu part vivre très jeune à Matsuzaka près de Nagoya avec ses parents tous deux commerçants. C'est à 10 ans qu'il se prend de passion pour le Cinéma après la vision de Civilisation signé Thomas Ince. Dès lors, il se rend fréquemment à Nagoya pour y voir des films importés d'Occident, et découvre des cinéastes tels que Chaplin, Murnau ou Lubitsch. Dans un interview, Ozu a déclaré que son réalisateur préféré était Ernst Lubitsch, et son film préféré The Man I Killed. les allausions à al culture française sont aussi nombreuses dans ses films : Jean Marais et Gérard Philippe cités dans Le goût du riz au thé vert et Printemps précoce comme modèles de la beauté, reproduction de Picasso dans Eté précoce, affiche de Marianne de ma jeunesse dans Printemps précoce

C'est en 1923, après avoir raté son concours pour l'Ecole Supérieure de commerce de Kobe, qu'il entre à la Shochikû ("Cie du Pin et du Bambou"). Il devient assistant caméraman, puis rapidement assistant réalisateur. Son premier film date de 1927 et s'intitule Le sabre de pénitence ; c'est un film historique inspiré par Kick In de George Fitzmaurice (1916). Ce film marque également la première collaboration de Ozu avec Kôgo Noda, qui deviendra son scénariste attitré. Appelé sous les drapeaux, il ne termine pas le film.

De retour à la vie civile en 1928, il se consacre alors à des drames contemporains, gardant le plus souvent la même équipe technique et les mêmes acteurs. Les influences occidentales et le modèle américain sont très présents dans ses films d'avant-guerre. Il s'essaye au film noir, au film de gangsters ainsi qu'aux comédies de mœurs cComme par exemple avec J'ai été diplômé mais… etLa vie d'un employé de bureau en 1929.

Au fil des années, son style s'affine et devient de plus en plus nippon dans l'âme. S'investissant dans des films très populaires au Japon, les shomin-geki, qui content la vie des petits gens, sa manière de filmer et de conduire la narration s'éloigne peu à peu des pratiques occidentales (caméra basse à la hauteur d'un homme assis, décors traditionnels - tatamis, portes coulissantes -, refus des mouvemenst d'apapreils, des fondus, faux raccords). On retrouve ces caractéristiques dans Gosses de Tokyo (1932) par exemple, filmé à hauteur d'enfant. Ses thèmes se réduisent petit à petit pour se concentrer sur la famille, le passé, le conflit de générations et la nostalgie.

Ozu résiste au parlant jusqu'en 1936, date de Fils unique, alors que le premier film parlant nippon fut tourné en 1931. Survient la guerre et une coupure de plusieurs années dans sa carrière. Il tournera cependant Les frères et sœurs de Toda en 1941 qui connaîtra un grand succès public.Mais il ne revient véritablement qu'en 1947 avec Récit d'un propriétaire, puis Une poule dans le vent l'année suivante

Cest avec Printemps tardif en 1949 que débutera sa réputation internationale jusqu'à nos jours. De 1949 à 1963, entouré presque toujours par la même équipe technique et artistique, il réalise treize films qui sont autant de démonstrations réussies d'une harmonie parfaite entre un propos humaniste et une mise en scène parfaitement nuancée.

C'est en 1958 qu'il cède à la couleur avec Fleur d'équinoxe, sept ans après la première tentative nippone. Ses cinq derniers films sont parmi ses plus célèbres et ses plus aboutis : parmi eux, Bonjour (remake de Gosses de Tokyo) et Herbes flottantes en 1959 (remake de Histoires d'herbes flottantes), Fin d'automne en 1960 (remake de Printemps tardif), Dernier caprice en 1961 et Le goût du sakéen 1962 (nouveau "retard" technique : le cinémascope fut adopté au Japon dès 1956.)

Yasujirô Ozu meurt en 1963 le jour de ses 60 ans quelques mois après la sortie de son dernier film Le goût du saké. Cinéaste de la famille, Ozu ne se maria jamais.

 

Reception critique et publique

Alors que Ozu a revendiqué très tôt ses influences occidentales, américaines surtout, il a été jugé trop japonais dans les années 50 et 60 alors que triomphaient Akira Kurosawa et Kenji Mizoguchi sur la scène internationale. Les films d'Ozu n'ont ainsi connu une reconnaissance internationale que posthume. Le public français ne le découvre qu'en 1978, avec Voyage à Tokyo. C'est ce film qui fait d'Ozu l'un des cinéastes nippons les plus appréciés de l'Hexagone au même titre que ses deux illustres prédecesseurs.

Dans les années 1980, sortent Le Goût du saké , Dernier caprice (1961) ouHerbes flottantes (1959) qui sortiront de nouveau en 2001.

De son côté, la chaîne Arte édite en DVD ses films en couleur les plus connus deFleurs d'équinoxe au Goût du saké.

Carlotta Films a acquis les droits de Il était un père (1942) en 2004 et ressort ce film en salle en juin 2005. Un premier coffret de DVD est édité en 2004 et le volume II en février 2007 avec Voyage à Tokyo..

Ozu a influencé de nombreux cinéastes d'aujourd'hui de Wim Wenders à Aki Kaurismaki, Paul Schrader ou Hou Hsiao-hsien. Wim Wenders réalise Tokyo-Gaen 1985. Hou Hsiao-hsien, pour le centenaire de la naissance de Ozu, réalise le splendide Café lumière (2004).

En février-mars 2007, La maison de la culture du Japon à Paris projette les 37 films conservés de Yasujiro Ozu avec des copies appartenant à la Japan Foundation Film Library et Carlotta Films. Ces films sont : Jours de jeunesse (1929), Combats amicaux à la japonaise (1929), J’ai été diplômé, mais... (1929), Le galopin (1929), Femme d’une nuit (1930), Va d’un pas léger (1930), J’ai été recalé, mais... (1930), La femme et la barbe (1931), Chœur de Tôkyô (1931), Gosses de Tôkyô (1932), Où sont les rêves de jeunesse ? (1932), Cœur capricieux (1933), Femmes et voyous (1933), Une femme de Tôkyô (1933), L’amour d’une mère (1934), Histoire d’herbes flottantes (1934), Une auberge à Tôkyô (1935), Un fils unique (1936), La danse du lion (1936), La dame, qu’a-t-elle oublié ? (1937), Les frères et soeurs Toda (1941), Il était un père (1942), Récit d’un propriétaire (1947), Une poule dans le vent (1948), Printemps tardif (1949), Les sœurs Munekata (1950), Eté précoce (1951), Le goût du riz au thé vert (1952), Voyage à Tôkyô (1953), Printemps précoce (1956), Crépuscule à Tôkyô (1957), Fleur d’équinoxe (1958), Bonjour (1959), Herbes flottantes (1959), Fin d’automne (1960) Dernier caprice (1961), Le goût du saké (1962)

Bibliographie :

  • Gilles Deleuze : L'image-temps (Chapitre 1 : Au delà de l'image-mouvement p.23-28), 1985.
  • Youssef Ishaghpour : Les formes de l'impermanence : le style de Yasujirô Ozu, Ed. Léo Scheer, Paris 2002.
  • Donald Richie : Yasujirô Ozu, Ed. Lettre du blanc, 1980.
  • Yasujirô Ozu : Carnets 1933-1963, Ed. Alive, Paris 1996.
  • Shiguéhiko Hasumi : Yasujirô Ozu, Ed. Cahiers du cinéma, collection Auteurs, Paris 1998.
  • José Moure : Vers une esthétique du vide au cinéma, Ed. L'Harmattan, Paris 1997.
  • Max Tessier : Images du cinéma japonais, Ed. Henri Veyrier, collection Cinéma, Paris 1981.
  • Paul Shrader : transcendantal style in film : Ozu, Bresson, Dreyer (extraits dans cdC n°286)
  • Introduction à Yasujirô Ozu : une documentation, coordonnée par Jean Pierre Brossard, Ed.Cinédiff, 1979.

 

 

 

 

www.ozuyasujiro.com
www.imdb.com/name/nm0654868/
www.um.u-tokyo.ac.jp/dm2k-umdb/publish_db/books/ozu/english/intro.html 
La maison de la culture du Japon à Paris

 

Filmographie :

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Les deux plans successifs de Eté précoce ( voir : contexte)
1927 Le sabre de pénitence
  (Zange no yaiba)
   
1928 Epouse perdue
  (Nyobo funshitsu)
   
1928 La citrouille

 

(Kabocha)
   
1928 Rêves de jeunesse
  (Wakodo no yume)
   
1928 Un couple déménage

 

(Hikkoshi fufu)
   
1928 Un corps magnifique

 

(Nikutaibi)
   
1929 La montagne au trésor

 

(Takara no yama)
   
1929 La vie d'un employé de bureau
  (Kaishain seikatsu)
   
1929 Jours de jeunesse etoile1.gif
 

(Gakusei romance: Wakaki hi). Avec : Ichirô Yûki, Tatsuo Saitô, Junko Matsui, Chôko Iida, Chishû Ryû. 1h43.

Watanabe, étudiant à Tôkyô, met une annonce "chambre à louer" dans sa pension de famille pour trouver une fille jeune et belle parmi les visiteurs. C'est ainsi qu'il fait la rencontre de Chieko. Mais Yamamoto, camarade de Watanabe, va lui aussi en tomber amoureux.

   
1929 Combats amicaux à la japonaise etoile1.gif
 

(Wasei kenka tomodachi). Avec : Atsushi Watanabe, Hisao Yoshitani, Eiko Takamatsu, Ôuni Ichirô. 1h15.

Deux amis qui tirent le dable par la queue se battent pour avoir les faveurs d'une fille... qui partira avec un étudiant.

   
1929 J'ai été diplomé, mais... etoile1.gif
 

(Daigaku wa deta keredo). Avec : Minoru Takada (Tetsuo Nomoto), Kinuyo Tanaka (Machiko Nomoto). 0h12 sauvegardés.

Un diplômé d'université n'arrive pas à trouver un travail. lorsque sa mère et sa fiancée arrivent, il entend leur cacher la situation.

   
1929 Le galopin
 

(Tokkan kozo / Un garçon honnête). Avec : Tatsuo Saitô, Tomio Aoki, Takeshi Sakamoto. 0h15.

Un petit garçon kidnappé va causer les pires ennuis à ses deux ravisseurs. Tournée en à peine trois jours, cette comédie loufoque est tirée d'une nouvelle d'O.Henry. Howard Hawks en fera un remake dans un film à sketchs O.Henry's Full House (La sarabande des pantins, 1952).

   
1930 Femme d'une nuit etoile1.gif
 

(Sono yo no tsuma) d'après From Nine to Nine de Oscar Schisgall. Avec : Tokihiko Okada, Emiko Yagumo, Mitsuko Ichimura, Tôgo Yamamoto. 1h05.

Un homme se résout à voler de l’argent pour payer les frais d'hospitalisation de son enfant.

   
1930 Introduction au mariage
  (Kekkongaku nyumon)
   
1930 Va d'un pas léger
 

(Hogaraka ni ayume). Avec : Minoru Takada, Hiroko Kawasaki, Nobuko Matsuzono, Utako Suzuki. 1h36.

Un truand tombe amoureux d’une jeune dactylo et tente vaille que vaille de se ranger. L’influence américaine est particulièrement forte dans ce film d’Ozu qui était à l’époque le réalisateur japonais le plus sensible au cinéma occidental.

   
1930 J'ai été recalé, mais.. etoile1.gif
 

(Rakudai wa shita keredo). Avec : Tatsuo Saitô, Kahoru Futaba, Tomio Aoki, Hirô Wakabayashi. 1h04.

Un étudiant n'arrive pas à obtenir son diplôme dans un contexte de crise économique et de chômage endémique. Il décide qu'il vivra aux crochets de ses parents. Comédie entre humour et critique sociale.

   
1930 Eros, esprit vengeur
  (Erogami no onryo)
   
1930 La chance m'a touché aux jambes
  (Ashi ni sawatta koun)
   
1930 Jeune demoiselle

 

(Ojosan)
   
1931 La femme et la barbe

 

(Shukujo to hige). Avec : Tokihiko Okada, Hiroko Kawasaki, Chôko Iida, Satoko Date. 1h15.

Kiichi, le capitaine du club de kendô d'une université néglige sa tenue. Il se laisse notamment poussé la barbe. Il s'entiche d'une jeune employée de bureau qui lui demande de se raser afin d'être plus à la mode. Il est si méconnaissable et si beau sans sa barbe qu'il attire toutes les filles du campus.

   
1931 Les infortunes de la beauté

 

(Bijin aishu)
   
1931 Choeur de Tokyo etoile2.gif
 

(Tokyo no gassho/ Tokyo no kôrasu) Avec : Tokihiko Okada (Shinji Okajima), Emiko Yagumo (sa femme), Hideo Sugawara (son fils). 1h30.

Père de deux enfants, licencié d'une compagnie d'assurances, Okajima est obligé d'accepter un emploi d'homme sandwich dans un restaurant.

   
1932 Le printemps vient des femmes
  (Haru wa gofujin kara)
   
1932 Gosses de Tokyo etoile2.gif

gossesdetokyo.jpg

(Umarete wa mita keredo). Avec : Hideo Sugawara (Ryoichi, le fils aîné), Tokkan Kozo (le cadet), Tatsuo Saito (Yoshii, le père). 1h40.

Un petit employé de bureau vit dans la banlieue de Tokyo avec sa femme et ses deux garçons. Les enfants prennent conscience que leur père fait des courbettes à son patron afin d'être bien vu. Ils demandent à leur père pourquoi il agit ainsi...

   
1932 Où sont mes rêves de jeunesse ?
 

(Seishun no yume imaizuko ). Avec : Ureo Egawa, Kinuyo Tanaka, Tatsuo Saitô, Harukô Takeda. 1h25.

Horino, riche étudiant hérite de l’entreprise familiale à la mort de son père. Il embauche ses trois amis d’université mais leurs rapports vont se dégrader à cause d’une histoire d’amour.

   
1932 Jusqu'à notre prochaine rencontre
  (Mata au hi made)
   
1933 Une femme de Tokyo
 

(Tokyo no onna). D'après 26 Hours d'Ernst Schwarz (c'est un nom qu'Ozu et Noda ont inventé à partir des noms de Ernst Lubitsch et Hans Schwarz.)

Une jeune dactylo fait tout pour que son frère étudiant, qui loge chez elle, ne sache jamais qu'en plus de son travail, elle se prostitue le soir pour lui payer ses études. Extrait de If I Had a Million (Si j'avais un million, 1932).

   
1933 Femmes et voyous
 

(Hijosen no onna) Avec :Kinuyo Tanaka, Jôji Oka, Sumiko Mizukubo, Hideo Mitsui. 1h40.

Secrétaire le jour, Tokiko retrouve le soir le gang de voyous dirigé par son amant Jôji. Elle va tenter de le remettre dans le droit chemin. Histoire sentimentale dans la veine hollywoodienne et film très sophistiqué.

   
1933 Coeur capricieux
 

(Dekigokoro) Avec : Takeshi Sakamoto, Nobuko Fushimi, Den Ohinata, Chôko Iida, Tokkan Kozô. 1h40.

Un homme doit élever seul son fils. Sa rencontre avec une femme plus jeune que lui provoque la jalousie du fils. Un de premiers films d’Ozu sur l’évolution de la famille.

   
1934 L'amour d'une mère
 

(Haha o Kowazuya). Avec :Iwata Yûkichi, Mitsuko Yoshikawa, Den Ohinata, Seiichi Katô. 1h12.

Après la mort subite de son mari, une femme doit s’occuper seule de ses deux fils. Huit années plus tard, les deux frères découvrent qu’ils sont en fait juste demi-frères

   
1934 Histoire d'herbes flottantes etoile2.gif
 

(Ukikusa Monogatari). Avec: Takeshi Sakamoto, Chôko Iida, Hideo Mitsui, Rieko Yagumo, Kozô Tokkan. 1h26.

Une troupe d’acteurs ambulants arrive dans une petite ville de province. Son chef, Kihachi y retrouve une ancienne maîtresse, Otaka qui a eu un fils de lui. Ignorant tout de son père et le supposant mort, le fils accepte la venue de cet homme qu’il considère comme son oncle...

   
1935 Une jeune fille pure
  (Hakoiri Musurne)
   
1935 Une auberge à Tokyo etoile2.gif
 

(Tokyo no yado). Avec : Takeshi Sakamoto (Kihachi), Yoshiko Okada (Otaka), Chouko Iida (Otsune), Tomio Aoki (Zenko). 1h15.

Deux enfants et leur père errent à la recherche d'un emploi. Dans une auberge, ils rencontrent une femme et sa petite fille. Les enfants deviennent amis. Mais la petite fille tombe malade. Le père commettra un vol pour secourir la femme dans le besoin.

   
1936 Vive la fac !
  (Daigaku Yoitoko) (sonorisé).
   
1936 Le fils unique etoile2.gif
 

(Hitori Musuko). Avec : Chôko Iida, Shinichi Himori, Tadao Hayama, Yoshiko Tsubouchi. 1h43.

Otsuné, ouvrière, donne tout pour que son fils unique puisse profiter d’une bonne éducation à Tôkyô. Dix ans plus tard, elle rend visite à son fils à Tôkyô, croyant qu’il a réussi dans la vie.

   
1936 La danse du lion
 

(Kagamijishi). Avec : Kikugorô Onoe VI - Chanté et raconté par Wafu Matsunaga 1h19.

Projet culturel à but diplomatique dont la production est confiée aux studios de la Shôchiku. Comme Ozu connaissait déjà Kikugorô, c'est naturellement vers lui que se tournèrent ses producteurs pour lui confier ce film de commande. En 1936, ce documentaire a été projeté en avant-première dans la salle du théâtre de l’Hôtel impérial. Ozu dut suspendre le tournage d'Une auberge à Tôkyôpour réaliser ce film dans de difficiles conditions : il tourna en 1935 la partie scénique et il lui fallut attendre l'année suivante pour filmer la partie loge. Ce documentaire ne fut jamais projeté en salle car on avait reproché à Ozu sa manière trop artificielle de présenter le Oyama (l'acteur de kabuki qui interprète des rôles féminins).

   
1937 Qu'est-ce que la dame a oublié ?
 

(Shukujo wa Nani o Wasuretaka). Avec : Sumiko Kurishima, Tatsuo Saitô, Michiko Kuwano, Shûji Sano. 1h13.

Un docteur dominé par une femme à poigne décide de se révolter contre elle en fréquentant une fille moderne. Ozu renoue avec la comédie légère dans ce film à la Lubitsch.

   
1941 Les frères et soeurs Toda
  (Todake no Kyodai). Avec Hideo Fujino, Fumiko Katsuragi, Mitsuko Yoshikawa, Masao Hayama. 1h45.

Après la mort de son époux, une femme et sa fille sont accueillies avec froideur dans le foyer du fils marié. Le thème de ce film annonce Le voyage à Tôkyô. Ce fut aussi fut le premier grand succès d'Ozu au box office. Sans doute inspiré d'Over the Hilld'Henry King (1931).

 

   
1942 Il était un père etoile2.gif

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(Chichi Ariki) Avec : Chishu Ryu (Shuhei Horikawa), Shuji Sano (Ryohei), Shin Saburi (Yasutaro Kurokawa).

Un modeste enseignant dans une ville de province est veuf et père d'un garçonnet dont l'éducation lui tient plus que tout à coeur. Lors d'un voyage scolaire à Tokyo, un écolier se noie. L'enseignant, s'estimant moralement responsable de cette catastrophe, présente sa démission, et part s'installer avec son fils dans sa ville natale, où son propre père avait vendu sa maison pour lui payer ses études...

   
1947 Récit d'un propriétaire

 

(Nagala Shinshiroku). Avec: Chôko Iida, Aoki Hôhi, Eitarô Ozawa, Mitsuko Yoshikawa. 1h12.

Dans les faubourgs de Tôkyô dévastés par la guerre, une veuve irascible est contrainte de s’occuper d’un enfant abandonné. Elle le déteste et fait tout pour le perdre. Pourtant, peu à peu, elle s’attache à l’enfant.

   
1948 Une poule dans le vent etoile2.gif

 

(Kaze no Naka no Mendori). Avec :Shûji Sano, Kinuyo Tanaka, Chieko Murata, Chishû Ryû, Takeshi Sakamoto. 1h30.

Dans l'immédiat après-guerre, une femme est contrainte de se prostituer pour payer les frais d’hospitalisation de son enfant. Elle ne peut cacher son secret à son mari lorsqu’il rentre du front.

   
1949 Printemps tardif etoile3.gif

 

(Banshun). Avec : Chishu Ryu (Shukichi Somiya), Setsuko Hara (Noriko Somiya), Yumeji Tsukioka (Aya Kitagawa). 1h48.

Noriko, jeune fille ayant pratiquement passé l'âge "normal" de se marier, vit seule avec son père à Kamakura. Parfaitement heureuse avec lui, elle refuse tous les prétendants. Son père, aidée par la tante de Noriko, recourt alors à un stratagème afin de la forcer à accepter : lui faire croire qu'il a l'intention de se remarier...

   
1950 Les soeurs Munakata etoile2.gif
 

(Munakata Shimai). Avec : Kinuyo Tanaka, Hideko Takamine, Ken Uehara, Chishû Ryû.

Setsuko est malheureuse avec son mari alcoolique. Hiroshi, l’homme qu‘elle aimait autrefois, est de retour au Japon après un séjour en France. Mariko, la sœur de Setsuko, tente de les rapprocher mais elle aime aussi Horoshi…

   
1951 Eté précoce etoile3.gif
 

(Bakusha). Avec : Setsuko Hara (Noriko Mamiya), Chishu Ryu (Koichi, son frère), Chikage Awashima (Ayako Tamura, son amie). 2h05.

Un couple âgé vit avec ses deux enfants, sa belle-fille et leurs petits enfants. A 28 ans, Noriko, leur fille, ne souhaite toujours pas se marier. Lorsqu'on lui propose d'épouser un jeune homme aisé, la jeune femme refuse.

   
1952 Le goût du riz au thé vert etoile2.gif
 

(Ochazuke no Aji). Avec : Shin Saburi (Mokichi Satake), Michiyo Kogure (Taeko Satake), Koji Tsuruta (Noboru Okada).

Mariée par arrangement, Taeko mène une vie de couple décevante. Le dialogue entre les deux époux, plongés chacun dans leurs activités se fait de plus en plus rare. Alors que son mari est envoyé en voyage d'affaires, Taeko part se reposer loin de la ville, de ses soucis quotidiens. Elle prend alors conscience de l'attachement qu'elle éprouve pour lui.

   
1953 Voyage à Tokyo etoile4.gif
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(Tokyo Monogatari) Avec : Chishu Ryu (Shukichi Hirayama), So Yamamura (Tomi Hirayama), So Yamamura (Koichi Hirayama). 2 H 15.

Shukichi et Tomi Hirayama, un vieux couple ayant vécu depuis toujours avec leur fille Kyoko dans le petit port d'Onomichi au sud du Japon, se rendent à Tokyo pour visiter leurs enfants. C'est un très long voyage et c'est sans doute la dernière fois de leur vie qu'ils peuvent l'entreprendre...

   
1956 Printemps précoce etoile2.gif
 

(Soshun). Avec : Chikage Awashima (Masako Sugiyama), Takako Fujino (Terumi Aoki), Ryo Ikebe (Shoji). 2h24.

Un jeune employé d'une grande compagnie passe la plupart de son temps au travail ou dans les bars alentour. Une aventure avec une jeune et jolie secrétaire fait éclater son mariage déjà fragilisé. Sa femme le quitte. il accepte un transfert de poste loin de Tokyo et de ses rumeurs persistantes.

   
1957 Crépuscule à Tokyo etoile1.gif
 

(Tokyo Boshoku). Avec : Setsuko Hara, Inako Arima, Chishû Ryû, Isuzu Yamada, Teiji Yamada. 2h21.

Takako vient de quitter son mari pour aller vivre avec son père et sa jeune soeur Akiko. Les soeurs découvrent que leur mère, qu’elles croyaient morte, vit en fait avec un homme à quelques encablures de là et tient un salon de Mah-jong. L'un des films les plus mélodramatiques jamais tournés par l'auteur, où confrontations directes et chantages au suicide viennent émailler et perturber comme jamais la dramaturgie ozuienne classique.

   
1958 Fleurs d'équinoxe etoile3.gif
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(Higanbana) Avec : Shin Saburi (Wataru Hirayama), Kinuyo Tanaka (Kyioko), Ineko Arima (Setsuko), Miyuki Kiwano (Hisako). 2h00.

Wataru Hirayama est cadre supérieur dans une entreprise. C'est un homme vieillissant qui reste profondément attaché à une organisation traditionnelle de la famille et de la société. Il se montre très réticent lorsqu'il apprend que sa fille Setsuko ne veut plus de son mariage arrangé et souhaite épouser un certain Masahiko Taniguchi, pour des raisons purement sentimentales et personnelles...

   
1959 Bonjour etoile3.gif
 

(Ohayo) Avec : Koji Shidara ( Minoru), Masahiko Shimazu (Isamu), Chishû Ryû (Keitaro Hayashi), Kuniko Miyake (Tamiko).1h34.

Minoru et son petit frère Isamu ne disent plus bonjour ; d'ailleurs, ils ne parlent plus à personne... L'arrivée de la télévision provoque des remous au sein de leur famille. Ozu aborde une fois de plus le thème du conflit entre générations.

   
1959 Herbes flottantes etoile2.gif
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(Ukigusa). Avec : Ganjiro Nakamura (Komajuro Arashi), Machiko Kyô (Sumiko), Ayako Wakao (Kayo), Hiroshi Kawaguchi (Kiyoshi Homma). 1h59.

Une troupe de théâtre itinérante arrive par bateau pour se produire dans un petit port isolé du sud du Japon. Son directeur, Komajuro, homme vieillissant, a pour maîtresse l'actrice vedette de la troupe, Sumiko. Dans ce village, il retrouve son ancienne maîtresse, Oyoshi et leur fils Kiyoshi maintenant en fin d'adolescence et qui travaille à la poste afin de se payer des études à l'université.

   
1960 Fin d'automne etoile3.gif
 

(Akibiyori). Avec : Setsuko Hara (Akiko Miwa), Yôko Tsukasa (Ayako Miwa), Mariko Okada (Yukiko Sasaki). 2h08.

Depuis la mort de son père, Ayako vit seule avec sa mère. Mais trois anciens amis de son père se sont mis en tête de trouver un mari à la jeune fille. Seulement Ayako refuse et préfère rester avec sa mère.

   
1961 Dernier caprice etoile3.gif
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(Kohayagawa-Ke no Aki / L'automne de la famille Kohayagawa). Avec : Ganjiro Nakamura, Setsuko Hara, Michiyo Aratama

A Kyoto, un vieux marchand de saké, Manbei Kohayagawa, vit avec ses trois filles, Fumiko, Noriko et Akiko l'aînée, qui est veuve, mais dont la famille espère le remariage, dont on s'occupe d'ailleurs activement. Hisao, mari de Fumiko, qui dirige l'entreprise, une distillerie de saké, se préoccupe de l'avenir de la maison, qui commence à être victime de la concurrence et des "nouvelles méthodes" industrielles. Quant à Noriko, la cadette, on lui a désigné un mari mais elle est attirée par un autre garçon...

   
1962 Le goût du sake etoile3.gif
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(Samma no Aji / Le Goût du Poisson d'Automne). Avec : Chishu Ryu, Shima Iwashita, Shinichiro Mikami.

Shuhei Hirayama, un veuf vit avec sa fille Michiko, qui tient la maison, et son fils cadet Kazuo, tandis que l'aîné, Koichi, est déjà marié. Hirayama fréquente quelques amis avec qui il boit volontiers force saké. Hirayama tente de décider Michiko au mariage : mais, celle-ci, amoureuse d'un jeune Homme, Miura, déjà fiancé a une autre, refuse d'abord de suivre les conseils de son père....

   
   
   

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 08:25

"Il a fallu attendre de tourner avec Nanni Moretti pour que je devienne Pape. Peut-être puis-je m'arrêter là ?" Par pitié, non. On regretterait tant de ne plus voir apparaître Michel Piccoli, personnage principal de 'Habemus Papam', sur grand écran. Parce que la vieillesse ne semble pas avoir de prise sur son exceptionnel jeu d'acteur. En conférence de presse d'après projection cannoise, le réalisateur italien, reconnaissait d'ailleurs que même s'il n'avait pas choisi tout de suite Piccoli, il avait pu se rendre compte en visionnant son film à quel point celui-ci "aurait pu être triste sans lui". Ou tout simplement raté.




L'idée du scénario était superbe : à la mort du pape, le conclave se réunit pour élire (à la majorité des deux tiers des cardinaux votants) le nouveau souverain pontife. Mais malheur à l'élu de Dieu, aucun des candidats potentiels ne veut s'asseoir dans le Saint-Siège. Au grand soulagement de la chrétienté, ce sera Melville, interprété par sa sainteté Piccoli. Sauf qu'au moment de se présenter à la foule, le nouveau pontife est saisi d'effroi. Il pousse un cri terrible, comme d'un condamné avant l'échafaud. Mises à part quelques farces, comme celle du cardinal qui se prend les pieds dans sa soutane, la présentation de ce " double-pape" (dixit Moretti), partagé entre l'angoisse et le bonheur de croire, est parfaite. Et puis, la messe est finie. Au chevet du souverain pontife arrive un psychanalyste, Nanni Moretti en personne qui fait du... Nanni Moretti. On a beau aimer habituellement son cabotinage, ses sorties anti-cléricales ou politiques, sa chasse aux utopies, le scénario qu'il a écrit avec Feredrica Pontremoli et Francesco (comme pour 'Le Caïman', son précédent long-métrage) ne tient pas. Le pape finit par s'échapper du Vatican pour échouer, on se demande bien par quel miracle, aux côtés d'acteurs jouant 'La Mouette' de Tchekhov. Dans une symétrie ne fonctionnant jamais, le psy organise le temps libre des Cardinaux : jeux de cartes, tournoi de volley... Pour prendre à revers son public, Moretti a pris le parti de ne pas entrer dans la dénonciation des scandales pontificaux, pédophilie et autres dérives financières. En athée revendiqué, il n'a pas souhaité non plus s'engager plus avant sur le chemin de la foi. Il a choisi un itinéraire sur lequel erre le pape Piccoli, tous feux éteints. 
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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 08:24

Affiches de propagande pour Twitter, Facebook et Google Plus

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Aaron Wood

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 22:23

Van Gogh, les parodies et les geeks

nyan cat van gogh Van Gogh, les parodies et les geeks

 

Je ne sais pas pourquoi Van Gogh en particulier attire tant de monde mais les parodies de ses peintures sur des thèmes geeks sont légions.

La nuit étoilée est bien sur une des ses peintures les plus parodiées avec par exemple Batman :

 Van Gogh, les parodies et les geeks

Batman van gogh Van Gogh, les parodies et les geeks

et avec Star Wars :

van gogh vaisseau star wars Van Gogh, les parodies et les geeks

van gogh etoile noire Van Gogh, les parodies et les geeks

sn vader Van Gogh, les parodies et les geeks

et Doctor Who, mais lui l’avait cherché :

tardis explosion docteur who van gogh Van Gogh, les parodies et les geeks

tardis nuit etoile van gogh parodie doctor who Van Gogh, les parodies et les geeks

Même sans nuit étoilée :

doctor who van gogh tardis france Van Gogh, les parodies et les geeks

Mais les portraits de Van Gogh sont aussi populaires :

willie simpsons van gogh Van Gogh, les parodies et les geeks

vincent van gogh gordon half life Van Gogh, les parodies et les geeks

lego van gogh Van Gogh, les parodies et les geeks

On fait même de ses oeuvres des gâteaux :

Van Gogh gateau Van Gogh, les parodies et les geeks

Avec des rouleaux de papier :

papier roule van gogh Van Gogh, les parodies et les geeks
( Source)

Et on les reproduit sur Minecraft :


 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 11:43

ANNA MARIA DE ANTONIIS.

Italie

Body Scanner

Edition 2011

de Antoniis
PRÉSENTATION

Les body scanner sont ces appareils qui, dans certains aéroports et au mépris de l’intimité des individus, fouillent et auscultent les corps. Les corps disloqués, recomposés, recousus que montrent les images d’Anna Maria De Antoniis. sont peut-être une métaphore de ce qui menace, réellement ou de façon fantasmatique, les corps de nos contemporains. D’un côté, l’extension du risque terroriste à tous les lieux et à toutes les situations à travers le monde. De l’autre, un maillage sécuritaire toujours plus serré, et qui, au nom de notre protection, fait de chacun de nous un danger potentiel.

BIOGRAPHIE

Née en 1977, Anna Maria De Antoniis. a étudié le dessin et la peinture puis s’est spécialisée dans l’enseignement des disciplines picturales et de l’histoire des arts. Elle est professeur depuis 2004 à l’Académie des Beaux-arts de Viterbo et intervient également dans des lycées publics. Elle expose des travaux photographiques depuis 1998. Actuellement, Anna Maria prolonge ses recherches vers les technologies numériques et les nouveaux langages de l’art.

Anna Maria de Antoniis Anna Maria de Antoniis Anna Maria de Antoniis
Anna Maria de Antoniis Anna Maria de Antoniis Anna Maria de Antoniis
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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 09:11

Groupes de musique illustrés

groupe musique illustration 01 Groupes de musique illustrés

 

Après avoir posté ces musiques illustrées@anatroy m’a envoyé sur twitter un lien vers ses illustrations minimalistes dans le même genre mais cette fois sur les groupes de musique.

groupe musique illustration 02 Groupes de musique illustrés

groupe musique illustration 03 Groupes de musique illustrés

groupe musique illustration 04 Groupes de musique illustrés

groupe musique illustration 05 Groupes de musique illustrés

groupe musique illustration 06 Groupes de musique illustrés

groupe musique illustration 07 Groupes de musique illustrés

groupe musique illustration 08 Groupes de musique illustrés

groupe musique illustration 09 Groupes de musique illustrés

groupe musique illustration 10 Groupes de musique illustrés

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 18:36

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 18:04

Jacques Prévert et le graffiti.

Jacques Prévert et le graffiti.

Il est sorti de sa chambrette sous les toits, le voici dans la rue. C'est le poète selon Jacques Prévert. A la rue il emprunte ses courants d'air et ses chansons, ses mots perdus et ses figures déclassées. Il n'est pas chroniqueur encore qu'il en a la verve, le goût du détail qui tranche, impose, va définir une figure.
L'oeil (l'oeil de Prévert, c'est comme celui de Brassaï ou de Picasso, un phénomène hors du commun) ouvert, non sur ses intimités tourmentées mais sur la vie, ses accidents, ses incongruités, ses singularités (on peut trouver du singulier dans la situation la plus ordinaire :  le petit bruit de l'oeuf dur sur le comptoir pas exemple).
Qu'on le confronte à Doisneau, un compère en errance dans les quartiers populaires, les rues dédaignées par les touristes, et l'on  a le ton, les sujet, le goût (en commun) du quotidien qui "fait icône". On va s'y référer par la suite. Dans sa franchise d'expression (il est significatif que l'on compare un poète à un photographe !), la promptitude de l'instantané, voici le monde du commun habillé pour durer. D'ailleurs il entre, fanfaron, dans les manuels littéraires, la chanson populaire, notre mémoire collective.
Un mot encore, à propos de mots justement, ceux qui fleurissent sur les murs, sont un cri, une prière, un aveu, quelque chose qui sort du plus fort, du plus intime, de plus essentiel pour celui qui se livrera à ce qui est maintenant un art : le graffiti.

document blog moniqueetdany.typad.fr

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 09:59

A la conquête de l’Ouest Américain

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Entre 1887 et 1892 le photographe John C.H. Grabill a documenté la vie des pionniers américains qui se déplaçaient toujours plus vers l’ouest.

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 13:24

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