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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 13:13

IMG 2002

©2011 catherine giuli

Monumentale et aérienne. Imposante et transparente. Forte par sa présence et douce sous le regard. Moderne et pourtant respectueuse de l'architecture du lieu qui l'abrite. La sculpture monumentale éphémère de l'artiste autrichien Klaus Pinter a « l'art » de relier ce qui, a priori, ne devrait pas l'être. Du coup, l'oeil reste scotché sur la sculpture gonflable aux appréciables mensurations de dix mètres sur vingt mètres... Sorte de papillon après la chrysalide, vécue dans deux cents kilos de plastique cristallin où il sommeillait avant son gonflage à l'air, « Le cocon » est le fruit d'une année et demie de travail. C'est à l'automne 2009, qu'Alain (George) Leduc, commissaire général d'Escaut. Rives, dérives a établi le premier contact à l'occasion de la projection du travail du sculpteur devant des étudiants, à Metz.

Coup de foudre

En janvier 2010, Klaus Pinter et son épouse, qui ne connaissaient pas le Nord, et encore moins Cambrai, sont venus visiter la chapelle.

Amateur d'art baroque, un art très présent dans son pays natal, l'artiste a eu le coup de foudre pour le lieu. « J'ai tout de suite eu une très bonne impression. La chapelle est un endroit extraordinaire où j'ai vu la possibilité d'une installation de mon travail.

Tout de suite, j'ai pensé à quelque chose de suspendu, étant donné les dimensions de l'édifice.

Ce qui convient avec le baroque, c'est quelque chose qui vole, d'aérien. J'ai été aussi séduit par la ville. On voit son histoire à travers son architecture », confie Klaus Pinter.

Le Cocon, au même titre que son oeuvre Rebonds , créée en 2002 au Panthéon, ou que La Conquête de l'air, réalisée en 2006 dans la cour de l'Albertina, à Vienne, à l'occasion de l'année Mozart, s'inscrit dans un contexte historique. En revanche, pour la première fois, il s'agit d'une création entièrement transparente où des alvéoles, comme des pétales, se distinguent dans les sphères de la structure sophistiquée composée de deux éléments.

Une sculpture vivante

L'oeuvre est sans cesse en mouvement sous l'effet de la lumière extérieure changeante. « Il n'y a pas de sens religieux dans ce que je dis, indique Klaus Pinter, mais l'art baroque est une célébration de la vie. Tous les éléments de la nature y sont représentés : l'orage, la pluie, le vent... Ma sculpture est vivante. C'est très touchant de la voir respirer.

 » Soucieux dans son oeuvre d'apporter quelque chose de nouveau, en total respect avec le lieu, c'est en douceur que le dialogue entre la chapelle et la sculpture est entretenu par la tendresse du rose dont les colonnes ont été habillées. « J'aimerais que le baroque soit célébré entre ma sculpture et la chapelle », conclut l'artiste. •

via La Voix du Nord


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Published by Catherine Giuli - dans Art contemporain
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