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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 15:19

The Strokes, sauvés par l'expérience

 

Cinq ans après son dernier passage au Zénith, le groupe est venu promouvoir son dernier album, "Angles", au succès mitigé. Par Clément Barry

Les Strokes au Zénith mercredi (Clément Barry)Les Strokes au Zénith mercredi (Clément Barry)

Les Strokes ont pris possession du Zénith, mercredi soir, le temps d'un concert éclair. Après une rupture évitée et un dernier album au succès mitigé, le quintet de rockers new-yorkais redevient conquérant une fois scène, sans toutefois provoquer d'AVC. N'en déplaise aux adorateurs, leur retour ne s'est pas fait sans approximations. Pour leurs retrouvailles avec le public, Julian et sa bande ne comptaient pas outre mesure sur leur dernier opus, "Angles", sorti au début de l'année. Ils ont suivi une setlist anti-décrochage, mêlant habilement leurs nouvelles compositions à des classiques toujours redoutables de la période 2001-2006. Dans le trio d'attaque "New York City Cops", "Alone, Together", et "Reptilia": une charge électrique suffisante pour préparer les fans à leurs productions plus récentes. D'entrée survolté, le public accueille avec une clameur mécanique "Machupichu" et "Undercover of Darkness". Le traitement réservé aux pépites des années 2000 est lui incomparable. "Is This it", "Someday", "Juicebox", insufflent l'excitation nécessaire à ce come back.

Erreurs de débutants

Des erreurs de débutants, surprenantes pour une formation à la rythmique infaillible et carrée, ont toutefois émaillé le set. La mésentente la plus visible survient dès les premières mesures de "Last Night". Nikolai (le bassiste) manque son entrée, un regard échangé avec Julian laisse apparaitre une confusion inhabituelle; D'ordinaire impassible, le fautif laisse échapper une mimique d'agacement. Au chant, Julian verse parfois lui aussi dans l'à peu près, revisitant, mâchant ça et là, ses propres paroles, avec parfois du retard. Ces quelques bémols s'évaporent instantanément dans l'emballement général. Le groupe sait vite retomber sur ses pattes. La prestance du chanteur et les moulinets incessants d'Albert Hammond Jr y contribuent grandement. Une heure et demie à peine après le début du feu d'artifice, le dénouement prend la fosse au dépourvu. Atteignant le zénith à la toute fin du rappel, grâce à "Take it or leave it", les Strokes s'éclipsent presque aussi vite qu'ils sont arrivés. Comme cadeau de départ, Nikolai gratifie le public d'une minute de larsen, laissant sa basse posée sur un ampli de retour.

Clément Barry - Le Nouvel Observateur


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    Published by Catherine Giuli - dans Virgule musicale
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