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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 07:49

"Le Corbusier Expose" à Besançon du 9 juillet au 10 octobre

410x480_2049_3803.jpgCette exposition propose une synthèse des aspects fondamentaux du travail de Le Corbusier – architecte, urbaniste mais aussi théoricien et peintre- dont les apports ont été déterminants pour la conception et l’imaginaire des lieux d’exposition du XXème siècle.

Comment présenter un tableau ? Comment concevoir un lieu d’exposition ? Comment bâtir un musée ? Tout au long de sa vie de créateur, Le Corbusier a choisi un processus d’exposition expérimental développant une série de propositions singulières pour la présentation de son œuvre architecturale et plastique (affiches, lithographies, dessins, sculptures, tapisseries et tableaux).

Le parcours chronologique et thématique de l’exposition présente les étapes les plus significatives de la recherche et de la création d’un nouvel espace muséal. La frontière entre arts plastiques et architecture s’efface, notre conception classique de l’oeuvre d’art laisse place à une vision globale où chaque élément fait partie intégrante d’un espace architectural.

L’expérience débute par les maisons d’artiste (la maison-atelier Ozenfant) et de collectionneur (maison La Roche) qui, par l’existence d’une collection d’art moderne et la nécessité de la mettre en espace, fonde le nouvel art d’habiter. Ensuite, le pavillon d’exposition suscite, quant à lui, la recherche d’un programme d’aménagement intérieur où l’oeuvre plastique et la peinture murale constituent le point de départ. Les expositions « Les arts primitifs dans la maison » chez le galeriste Louis Carré (1935), au Musée National d’Art Moderne de Paris (1953), à l’institut des Beaux-Arts de Boston (1958), au Musée des Beaux-Arts de Lyon (1956) et au MoMA de New-York (1963) sont autant d’occasions pour mettre en pratique ses conceptions novatrices en matière d’accrochage. Ces six installations sont recréées dans l’exposition.

Enfin, le musée lui-même deviendra un véritable programme de l’architecture moderne où le concept d’architecture intégrant tous les arts évoluera en une réflexion sur l’art total, expression tridimensionnelle qui fera de l’édifice lui-même une expérience plastique originale. A partir de ses concepts de Mundaneum et de Musée à Croissance illimitée à la fin des années 1920, Le Corbusier réalisera trois bâtiments: Le Musée d’Ahmedabad (1951-56), le Musée de la Connaissance à Chandigarh (1952-56) et le Musée des Arts Occidentaux de Tokyo (1957-59).

En 1963, le projet de réaménagement intérieur du musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon est naturellement proposé à Le Corbusier, réputé en Franche-Comté pour la chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp. Celui-ci n’étant malheureusement pas disponible, le projet est finalement confié à l’un de ses disciples : l’architecte Louis Miquel. Il conçut pour le musée une architecture intérieure révolutionnaire, s’articulant autour d’une spirale carrée en béton brut profondément inspirée des théories corbuséennes.

  • Lieu d’exposition : Musée des Beaux-Arts & d’Archéologie (1 place de la Révolution 25000 Besançon)
  • Horaires d’ouverture : Ouvert tous les jours de 9h30 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 sauf le mardi. / Week-end : de 9h30 à 18h00 / Fermés les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre / Nocturnes tous les jeudis jusqu’à 20h00
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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 18:49

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Un film de Frédéric Compain, diffusé lundi 9 Mai 2011 à 11h25 sur Arte...


Dessau, en Allemagne, à deux heures de train de Berlin. C’est ici que Walter Gropius construit en 1926 son École supérieure de création, le Bauhaus. Ce bâtiment étrange, aux murs de verres, angles droits et toits plats, va devenir l’un des plus célèbres de l’architecture du XXe siècle.

 

http://videos.arte.tv/fr/videos/architectures_le_bauhaus_de_dessau_extrait_-3852490.html
PRESENTATION DU FILM

Fondé par Gropius en 1919 à Weimar, le Bauhaus, qui signifie littéralement l’art de construire, est d’abord une école qui se propose de réconcilier l’art et l’artisanat et créer ainsi une nouvelle esthétique au service de l’industrie.
En 1925, chassée de Weimar par l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, l’école trouve refuge à Dessau, ville industrielle en pleine expansion. Gropius a carte blanche pour construire les nouveaux bâtiments de l’école, ce qui lui donne l’occasion de mettre en pratique ses théories sur l’architecture : le fonctionnalisme, le rejet de tout principe de symétrie, le rejet des courbes au profit de la ligne droite, le refus de tout placage décoratif, et enfin la transparence, On retrouve cette dernière dans la grande façade de verre, qui sera tellement imitée tout au long du XXe.

Le bâtiment poursuit simultanément deux objectifs différents : servir de “show room” au Bauhaus pour l’aider à convaincre le monde de l’industrie ; et constituer aussi le lieu, la base d’une communauté idéale d’artistes-ingénieurs.

L’arrivée au pouvoir des nazis mettra un terme à cette partie de l’aventure, mais le bâtiment parviendra à survivre tant au IIIe Reich qu’à la RDA. La légende fondatrice de l’architecture moderne, toujours là, à peine vieillie, presque intacte, mais aussi plus énigmatique qu’on ne pourrait le croire.

Walter Gropius Foto 1920
Walter GROPIUS : Architecte

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Sources : Arte Tv - Editions Taschen


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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 13:25

Tom Fruin, a New York-based installation artist, recently traveled to Copenhagen where he built this stunning outdoor pavilion in plaza outside of the Royal Danish Library. Constructed out of hand welded angle iron and about a thousand scraps of reclaimed plexiglass, Kolonihavehus is a portable structure commissioned by CoreAct, a Copenhagen-based performance company headed by Anika Barkan and Helene Kvint. The outdoor sculpture will provide a backdrop for a series of daily poetry performances, which began on October 14th and will end on November 13thFruin takes much of his inspiration from found objects and his urban environment and focuses on the overlooked or discarded remnants of society. The Kolonihavehus is a 12 x 12 x 14 house inspired by a garden shed originally intended to give state workers a refuge from cramped living conditions in the city.

The structure is made from a series of 30 individual panels welded together out of angle iron and fitted with multi-colored scraps of plexiglass ranging in size from 2×2 inches, to 24×36 inches. All of the recycled plexiglass was found or scavenged from a variety of sources, like a defunct plexi distributorship outside of Copenhagen, a closing picture framing shop, the basement of the Danish State Art Workshops, and the dumpsters outside the Danish Architecture Center.



Read more: Candy Colored Copenhagen Pavilion Made of Reclaimed Plexiglass kolonihavehus – Inhabitat - Green Design Will Save the World kolonihavehus14-75x75.jpg

http://interiordesign.conanecu.ro/candy-colored-copenhagen-pavilion-made-of-reclaimed-plexiglass/
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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 21:48

IMG_1886.jpgIMG_1888.jpgIMG_1890.jpg©2011 catherine giuli

http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-architecture-Centre-Pompidou/livre_aux_artistes/p1.htm

Le Centre Georges Pompidou, d’abord appelé « Centre Beaubourg » a été construit au milieu des années 1970 à un endroit où il n’y avait rien. Quelle est l’histoire de ce site ? Comment a-t-on décidé de construire un tel bâtiment à un tel endroit ?


1.Où se trouve le bâtiment ?

 

Au coeur de Paris

Le bâtiment se situe au coeur de Paris, entre le quartier du Marais, l’île de la Cité et le quartier de Halles. On appelle cet emplacement le plateau Beaubourg. En 1960, c’est un terrain vague qui sert de parking. Mais il n’en a pas toujours été ainsi.

Un peu de géographie... rivière et marais

Le nom de Marais, donné au quartier s’étalant à l’est du Centre Pompidou, rappelle le site naturel et ses terres marécageuses régulièrement inondées par la Seine. Quelques buttes, suffisamment élevées pour échapper aux crues, et le drainage des marais pour l'agriculture ont permis à l'homme de s'installer ici. Le nom de Beaubourg vient d'ailleurs d'un ancien village, le Beau-Bourg, qui existait au Moyen-Age.

Un peu d’histoire... le développement de la ville

Peu de traces subsistent aujourd’hui du site naturel.
Il a en effet été depuis longtemps conquis et modelé par l’homme. Installée d'abord sur la rive gauche de la Seine, au niveau de la rue Saint-Jacques, la ville de Paris, au fil des siècles, s’est étendue de tous côtés. Sa croissance a été peu maîtrisée et dans le courant du XIXe siècle il apparaît nécessaire d’y « mettre de l’ordre », d’améliorer les circulations et de construire des immeubles neufs. Ce sont les « travaux d'Haussmann » Des « îlots insalubres » sont identifiés un peu partout dans la ville. Caractérisées par les mauvaises conditions de vie qui y règnent, ces zones urbaines devront être démolies pour laisser place à de nouvelles constructions plus aérées, disposant de l’eau courante et d’un système d’évacuation des eaux usées. 

2. De "l’îlot insalubre n°1" au "Centre Beaubourg"


L’îlot insalubre n°1

Au XIXe siècle, le quartier de Beaubourg est très peuplé. Les habitants y vivent entassés dans des logements misérables. Les petites ruelles où coulent les eaux usées apportent peu d’air et de lumière. Les épidémies se développent.

Ce quartier est identifié comme l’« îlot insalubre n°1 », celui du coeur de Paris. C’est ici que, près d’un siècle plus tard sera construit le Centre Georges Pompidou.

Le terrain vague

En attendant, il reste un espace oublié. Les démolitions ne commencent en effet que dans les années 1930, et rien n’est reconstruit dans l’immédiat. Pendant plus de trente ans encore, ce site en plein coeur de la capitale française, inscrit dans un quartier historique, entre la cathédrale Notre-Dame, la tour médiévale de l'ancienne église Saint-Jacques et les hôtels particuliers du Marais, n'est pas construit. Il sert finalement de parking aux usagers des Halles qui, situées juste à côté, approvisionnent en produits frais les commerçants de tout le bassin parisien.

Un centre national d’art et de culture

Dans les années 1960, un siècle après les grands travaux d'Haussmann, une nouvelle série de transformations a lieu, pour adapter la ville à l’évolution de la société et réaménager son espace en fonction des nouveaux besoins. 
C’est dans ce contexte que le président de la République française Georges Pompidou décide de la création d’un centre national d’art et de culture. L’emplacement de l’ancien îlot insalubre devenu terrain vague puis parking, est choisi pour accueillir le futur bâtiment. Sa localisation en plein coeur de la métropole en fait un lieu privilégié pour un projet qui devra rayonner dans la France entière et dans le monde.
En savoir plus : "Les travaux des années 1960"
Plan de l'îlot insalubre n°1
Picto zoom

Plan de l'îlot insalubre n°1. (détail)

Vue d'une ruelle de l'îlot insalubre n°1 avant les démolitions des années 1930.
Picto zoom

Vue d'une ruelle de l'îlot insalubre n°1 avant les démolitions des années 1930. (détail)

Vue d'une rue de l'îlot insalubre n°1 avant les démolitions des années 1930.
Picto zoom

Vue d'une rue de l'îlot insalubre n°1 avant les démolitions des années 1930. (détail)

Vue du parc de stationnement dans les années 1960.
Picto zoom

Vue du parc de stationnement dans les années 1960. (détail)


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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 20:36

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©2011 catherine giuli

 

Construite, entre 1852 et 1893, alors que l’on n’avait pas édifié de cathédrale en France depuis deux siècles, Sainte-Marie-Majeure est considérée comme l’une des plus grandes cathédrales bâtie à cette époque : ses dimensions, comparables à celle de l’église de Saint Pierre de Rome, devaient selon la conception de l’époque être dignes de l’importance de la deuxième ville et du premier port de France et de la porte de l’Orient.


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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 08:44
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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 13:49

 

 

IMG 2448Les chartes de l'abbaye cistercienne de Vaucelles au XIIe siècle          Photo Catherine Giuli

par Benoît-Michel TOCK, Turnhout, 2010

L'abbaye de Vaucelles, près de Cambrai, était une des plus grandes abbayes cisterciennes, comptant parfois des centaines de moines et convers.

L'édition des chartes de l'abbaye pour le XIIe (176 chartes, dont 125 inédites) permet de voir la croissance de l'abbaye, l'extension de son domaine, l'établissement d'un réseau de relations sociales (comtes de Flandre, de Hainaut, de Vermandois, de Soissons..., duc de Lotharingie, évêques de Cambrai et de Noyon...), la mise ne place d'une politique d'exemptions de péages.

Dynamique, l'abbaye comence aussi progressivement à écrire elle-même les chartes qu'elle reçoit, et développe un archivage systématique.

Benoît-Michel TOCK est professeur d'histoire du Moyen Âge à l'université Marc Bloch de Strasbourg.

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 10:05
Definition:

During the late 1800s, many European artists, graphic designers, and architects rebelled against formal, classical approaches to design. They believed that the greatest beauty could be found in nature.

Art Nouveau (French for "New Style") was popularized by the famous Maison de l'Art Nouveau, a Paris art gallery operated by Siegfried Bing. Art Nouveau art and architecture flourished in major European cities between 1890 and 1914.

In the United States, Art Nouveau ideas were expressed in the work of Louis Comfort Tiffany, Louis Sullivan, and Frank Lloyd Wright.

 

Art Nouveau buildings have many of these features:

  • Asymmetrical shapes
  • Extensive use of arches and curved forms
  • Curved glass
  • Curving, plant-like embellishments
  • Mosaics
  • Stained glass
  • Japanese motifs

Other Names for Art Nouveau:

As it moved through Europe, Art Nouveau went through several phases and took on a variety of names.
  • Style Moderne, in France
  • Style Nouille (Noodle Style), in France
  • Jugendstil, in Germany
  • Sezession, in Austria
  • Stile Liberty, in Italy
  • Arte Noven, in Spain
Examples:
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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 21:00

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Photo Catherine Giuli

La Saline Royale d'Arc-et-Senans, à proximité de Besançon, est l'œuvre de Claude Nicolas Ledoux. Sa construction, qui débuta en 1775 sous le règne de Louis XVI, est la première grande réalisation d'architecture industrielle qui reflète l'idéal de progrès du siècle des Lumières. Ce vaste ouvrage semi circulaire fut conçu pour permettre une organisation rationnelle et hiérarchisée du travail. La construction initiale devait être suivie de l'édification d'une cité idéale, qui demeura à l'état de projet.

La Grande Saline de Salins-les-Bains fut en activité pendant 1200 ans, jusqu’en 1962. De 1780 à 1895, son eau salée a été acheminée sur une distance de 21km par des saumoducs jusqu’à la Saline Royale d’Arc-et-Senans, construite à proximité d’un massif forestier important pour en assurer le combustible. La Saline de Salins abrite une galerie souterraine du XIIIe siècle avec une pompe hydraulique du XIXe toujours en fonctionnement. La salle des Poêles laisse imaginer la pénibilité du travail des sauniers pour récolter l’Or Blanc.Les salines de Salins-les-Bains et d’Arc-et-Senans font preuve de valeur universelle exceptionnelle par l’importance de l’amplitude chronologique au cours de laquelle a perduré l’exploitation du sel à Salins, de manière certaine depuis le Moyen Âge, et de manière probable depuis la préhistoire, jusqu’au XXe siècle. Le thermalisme en a prolongé l’usage jusqu’à aujourd’hui. Les salines font également preuve de valeur universelle exceptionnelle par la spécificité de la production du sel à Salins-les-Bains et à Arc-et-Senans, fondée sur une technique de captage de sources salées profondes l’utilisation du feu pour l’évaporation de la saumure et l’innovation que représente, au XVIIIe siècle, la création d’un saumoduc de 21 km pour l’acheminement de la saumure entre les deux sites. Les salines expriment leur valeur aussi par la qualité architecturale exceptionnelle de la saline royale d’Arc-et-Senans et sa participation au mouvement des idées du siècle des Lumières. Elle témoigne d’un projet architectural visionnaire d’une « usine modèle ». Conçu et construit par l’architecte et inspecteur des salines de Franche-Comté et de Lorraine, Claude Nicolas Ledoux (1736-1806), Arc-et-Senans constitue l’extension moderne et utopique de la grande saline de Salins-les-Bains.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 10:48

Point de folie - maintenant l’architecture
Texte de Jacques Derrida : 
http://journal3.net/spip.php?article526

Parc de la Vilette : 
http://www.tschumi.com/
http://www.insecula.com/oeuvre/O0019465.html
IMG 1043
Photographie Catherine Giuli
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