Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 08:22

Blackberry Empathy Concept

Etonnant concept de smartphone par Kiki Tang et Daniel Yoon, issus du Art Center College of Design, le BlackBerry Empathy prend en compte les émotion humaines via les réseaux sociaux, afin de s’adapter à l’humeur de son utilisateur.
Si ses créateurs voulaient rendre encore plus interactif, intuitif et émotif le lien entre l’utilisateur et son appareil, on peut tout de même émettre quelques réserves sur ces pratiques de plus en plus intrusives dans nos vies personnelles et sentimentales.
Pour l’heure, on apprécie le design moderne et transparent de l’appareil, qui ne reste cependant qu’à l’état de concept.

 

 

Repost 0
Published by Catherine Giuli - dans Design
commenter cet article
24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 15:49

DESIGN & OBJETS

couverture-dfbe1-ae8e8

 

Du 24 mars 2011 au 4 septembre 2011, les Arts Décoratifs Paris


Rassemblant plus de 150 pièces uniques, l’exposition "Verre à Venise, 3 artistes, 3 visions", organisée aux arts décoratifs en collaboration avec la Galerie Barry Friedmann de New-York, rend compte du travail de trois des plus talentueux créateurs oeuvrant aujourd’hui à Venise : Cristiano Bianchin, Yoichi Ohira et Laura de Santillana. Chacun d’eux revisite le verre de Venise et offre trois approches originales d’un art millénaire. Ces œuvres sont mises en scène par le designer Eric Benqué, qui s’est attaché à présenter leur travail dans leur singularité.

Dans les années 1970 certains ont pu croire que la longue et magnifique tradition de création du verre de Venise était quelque peu moribonde, mais depuis, revitalisée par des échanges internationaux très fructueux, elle montre un nouveau visage et donne à nouveau au monde de l’art et du design de nombreux chefs-d’œuvre. Cristiano Bianchin, Yoichi Ohira et Laura de Santillana, bien que ne pratiquant pas de leurs mains l’artisanat du soufflage, sont parmi les meilleurs connaisseurs de cette tradition millénaire, et leurs propositions très contemporaines et très personnelles sont rendues possibles par la contribution et la complicité des meilleurs Maestro, souffleurs ou graveurs de verre, dont Venise peut encore s’enorgueillir. Précieux, sensuels, expressifs, ces objets, sculptures, vases ou flacons nous montrent des formes inattendues, des matières inédites et des couleurs rares ou étonnantes, mais ils nous confrontent aussi à trois visions de créateurs contemporains, à trois démarches exigeantes, à trois personnalités fortes qui ont choisi le verre comme matériau de prédilection.

 

 

CRISTIANO BIANCHIN


Né en 1963 à Venise où il vit et travaille, Cristiano Bianchin a été formé à l’Académie des Beaux-arts sous la direction du peintre Emilio Vedova. Il débute ses projets verriers grâce aux bourses de recherche de la fondation Bevilacqua La Masa et depuis les années 1990, le verre a pris une place de choix dans sa démarche artistique. Il expérimente de nombreuses techniques de la tradition vénitienne et fait des choix de couleurs originaux, privilégiant les demi-teintes ou des contrastes binaires comme le noir et blanc. Il utilise aussi cette matière inhabituelle qu’est le verre noir opaque en lui donnant une profondeur et une sensualité très personnelle. La manière dont il associe ses travaux textiles, généralement des fils de chanvre travaillés au crochet, avec les éléments en verre soufflé est à l’origine de propositions formelles inédite, d’une forte tension expressive. Les « objets trouvés » souvent associés à ses sculptures ou à ses "Urnes" contribuent à l’effet saisissant de ses créations et à la dimension rituelle de ses objets, parfois rassemblés en compositions, installations ou "natures mortes".

YOICHI OHIRA


Né au Japon en 1946, Yoichi Ohira reprend , après une formation de design à Tokyo, des études à l’académie des Beaux-arts de Venise où il vit depuis les années 1970. Durant les années 1980 il collabore avec la manufacture De Majo de Murano pour qui il crée des vases et des verres d’une élégance classique mais, depuis le début des années 1990, il se consacre exclusivement à la création de pièces uniques en collaboration avec les plus grands maîtres de la tradition vénitienne. Pendant plus d’une décennie il joue avec des couleurs vives, des polychromies très riches et des matières le plus souvent opaques. Il intègre à son répertoire les effets de matières et de surfaces obtenus par la gravure à la roue, manipule avec brio la technique sophistiquée des "murrines", ouvre parfois des "fenêtres" transparentes dans les surfaces colorées et donne à ses objets de petites dimensions des proportions souvent imposantes. A partir de 2008 il réalise des formes entièrement transparentes, parfois seulement soulignées d’un filet de couleur au col. Massives, monumentales, sculpturales, ces pièces jouent d’un rapport dynamique inédit entre la forme organique de la bulle d’air, vue par transparence, et l’enveloppe extérieure fortement structurée par des surfaces taillées à angles vifs.

LAURA DE SANTILLANA


 

Née en 1955, petite fille de Paolo Venini le fondateur de la célèbre manufacture de Murano et fille de l’architecte Ludovico de Santillana qui dirige Venini après 1959, Laura de Santillana se trouve, dès ses années de formation, au cœur des tendances les plus modernes du verre vénitien. Elle étudie à New-York, à la School of Visual Arts, travaillant et se formant aussi aux cotés du designer Massimo Vignelli. La verrerie familiale édite certains de ses modèles à partir de 1975 et elle y favorise les contacts avec une nouvelle vague de créateurs venus des Etats-Unis. Riche de ces expériences, c’est cependant une autre aventure qui débute pour elle lorsque le contrôle de l’entreprise échappe à sa famille : elle devient alors une artiste indépendante qui collabore ponctuellement avec les meilleurs maîtres souffleurs de Murano, développant de nouvelles recherches techniques, formelles et esthétiques. Coloriste d’une grande subtilité, elle est parfois proche d’un univers pictural abstrait à deux dimensions mais elle invente aussi des formes très sculpturales qui évoquent un univers organique- fruits, corps, bulbes - souvent à la limite entre abstraction et figuration.


 

1152132f11a250fcde3779460c8e997e

 

 

 


Repost 0
Published by Catherine Giuli - dans Design
commenter cet article
24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 14:35

EXPOSITION

ralph laurene3fe24ae-676f-11e0-a858-1e191f1cfb20

 

Les Chefs-d'œuvre de la collection Ralph Lauren au Musée des Arts Décoratifs à Paris


 

Du 28 avril 2011 au 28 août 2011

Parmi les grandes collections automobiles au monde, une plus que toute autre est synonyme d’excellence : celle de Ralph Lauren. Une sélection de ses plus prestigieuses voitures de sport des années 1930 à nos jours est présentée pour la première fois en Europe au musée des Arts Décoratifs. Dix-sept voitures d’exception, choisies par le commissaire Rodolphe Rapetti conservateur général du patrimoine, et mises en scène par Jean-Michel Wilmotte, retracent ainsi les grandes étapes de l’histoire automobile européenne. A travers cette collection, Ralph Lauren démontre que l’automobile est un art majeur dessiné par les plus grands noms : Bugatti, Alfa Romeo, Bentley, Mercedes-Benz, Jaguar, Porsche et, bien sûr, Ferrari, point culminant de cet ensemble exceptionnel.

Une exposition rendant hommage à l’automobile n’est pas tout à fait une première dans l’histoire de l’institution. En 1970, Les Arts Décoratifs présentaient une sélection de voitures de compétition "Bolides Design". Un jury particulier issu du monde de l’art et du design avait alors été constitué autour de François Mathey pour composer cette exposition. Les designers Joe Colombo, Roger Tallon, Pio Manzu, les artistes Jean-Paul Riopelle, Jean Tinguely, Victor Vasarely, auxquels il faut ajouter Robert Delpire, avaient choisi les modèles avec l’idée de montrer que "l’art et la technique, chacun à leur niveau, sont l’expression de l’homme et de ses rapports avec la création" : le bolide comme objet de design, comme œuvre d’art. La collection de Ralph Lauren se situe dans cette même perspective.

Assemblée patiemment depuis maintenant plusieurs décennies par le créateur, elle regroupe quelques-uns des plus extraordinaires fleurons de l’histoire automobile européenne, avec pour dénominateur commun la beauté, produit par la quête de la vitesse et des performances. Beauté de la ligne et des couleurs, des matériaux et du design, mais aussi beauté mécanique résultant de la recherche d’efficacité et de précision.

 

La course, laboratoire de toutes les innovations, est le fil conducteur de la passion du collectionneur. Elle fournit à cette collection quelques-uns de ses plus beaux modèles, de la Bentley "Blower" de 1929 à la Ferrari 250 GTO (1962), en passant par l’inoubliable Jaguar "type D" dont l’aileron de squale traça au Mans en 1955, 56 et 57 une trajectoire victorieuse. Mais le grand tourisme, qui acclimate à la vie quotidienne les acquis de la compétition en les mêlant au luxe, n’est pas oublié et permet de mesurer l’évolution face à la route des styles et des techniques, de la Bugatti Atlantique (1938) – dont seulement quatre exemplaires furent réalisés et que d’aucuns considèrent comme la plus belle voiture jamais construite – à la célèbre Mercedes 300 SL (1955). Chacun de ces véhicules d’exception a été conçu comme un chef-d’œuvre où s’allient innovation technologique et audace du style.

 

Pour sa première présentation en Europe, la collection Ralph Lauren sera mise en scène par Jean-Michel Wilmotte privilégiant une approche visuelle intime de ces véhicules qui valent autant par la vue d’ensemble que par le détail, par leur carrosserie que par leur châssis ou leur moteur. L’aspect cinétique et sonore des véhicules sera restitué par de nombreux films et enregistrements. Un colloque sur le design automobile sera organisé durant l’exposition.

 

f72556b9e4f558da52efef3443ebf416

ca1aa1bf3c41dd76b4b4c63448d34a23

38ae8dddb5137375cc0da09deab8e03a

bafd3c5f27f4523fad95f4f32d4a355b

bcb0effc97790026c5a5108dee2ddf6e17731a51a92ada134d40f80ce0ffb04e

351b5332ec7802e13e9da278be72715d

 

 

9782916914251FS

 

 

Sources : Musée des Arts Décoratifs Paris - Le Figaro - Worldcarfans.

Les Arts Décoratifs - Nef
107 rue de Rivoli
75001 Paris
01 44 55 57 50

www.lesartsdecoratifs.fr

 

 


Repost 0
Published by Catherine Giuli - dans Design
commenter cet article
24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 08:24

Plus de 6.000 2 CV Citroën venues du monde entier sont attendues du 26 au 31 juillet à Salbris (Loir-et-Cher), à l’occasion de la 19e Rencontre mondiale des amis de la 2 CV, qui devrait battre tous les records d’affluence.

Quelque 5.350 Deudeuches ou dérivées (Ami 6, Dyane, Méhari, etc.) sont pré-inscrites, un chiffre sans précédent pour cet événement qui se déroule tous les deux ans, assure Christian Courte, président de l’association 2 CV France 2011. «D’après mon expérience, ça veut dire qu’on devrait avoir entre 6.000 et 6.500 voitures après les inscriptions de dernière minute», explique-t-il.

Le rassemblement se tiendra sur un site de plus de 60 hectares situé sur la commune de Salbris (6.000 habitants), qui s’attend à accueillir près de 10.000 visiteurs la semaine prochaine. Un insolite championnat du monde de «démontage-remontage» de la 2 CV sera également organisé. Record à battre: 2 heures et 45 minutes pour le démontage, 1 heure et 15 minutes pour le remontage.

«Parmi les participants, il y a des passionnés qui viennent du Japon, de Nouvelle-Zélande, d’Australie, du Brésil, des Etats-Unis, d’Afrique», mais la plupart d’entre eux conservent leur 2 CV en Europe, explique Christian Courte, dont l’association organise l’événement avec l’appui du constructeur français et de 500 bénévoles.

Les visiteurs pourront découvrir, parmi les nombreuses expositions et stands, un musée extérieur qui exposera notamment les cinq prototypes d’avant-guerre de la mythique voiture, réunis pour la première fois en un même lieu selon l’organisateur. Citroën profitera de l’occasion pour présenter sur son stand un concept-car de la citadine REVOLT-e, «réinterprétation luxueuse et technologique de la 2 CV», selon le constructeur.

Plus de 5,1 millions de 2 CV ont été vendues entre 1948 et 1990.

(Source AFP)

Repost 0
Published by Catherine Giuli - dans Design
commenter cet article
23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 16:36
Vases Ecran en verre, collection Playtime, réalisés avec le Cirva à Marseille entre 1998 et 2001, coédités par la galerie Kreo.

DR

Vases Ecran en verre, collection Playtime, réalisés avec le Cirva à Marseille entre 1998 et 2001, coédités par la galerie Kreo.

Pierre Charpin, designer aérien

P. Guidolotti/Courtesy Galerie Kreo

 

Qui est-il?

Plasticien de formation, grandi à Bourges auprès de parents artistes, Pierre Charpin est un quadra discret, plutôt cérébral. Elu créateur de l'année en 2005 au Salon du meuble de Paris, il a, un temps, revendiqué la lenteur comme processus de création. Ce qui ne l'empêche pas de produire intensément pour l'industrie (Alessi, Ligne Roset) ou l'artisanat (le Cirva, Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques...), toujours crayon en main.

Quelle est sa famille?

Ses «pères» s'appellent Ettore Sottsass, Achille Castiglioni ou Enzo Mari. Avec ces maîtres italiens, il partage l'idée d'un design ouvert aux expériences. En France, il doit en partie son ascension à Nestor Perkal (directeur du Craft, Centre des arts du feu et de la terre) et Didier Krzentowski (« M. Kreo »).

Lampe Parabole en résine, à fixer au mur, éd. galerie Kreo, 2009.

F.Gousset/Courtesy Galerie Kreo

Lampe Parabole en résine, à fixer au mur, éd. galerie Kreo, 2009.

Ses pièces maîtresses?

La série de vases en verre Ecran, des compositions dignes de tableaux abstraits où s'affirme sa maîtrise de la couleur. Gageons que les nouveaux modèles de vases qu'il vient de dessiner pour la Manufacture nationale de Sèvres deviendront bientôt des classiques du genre.

Pourquoi faut-il y aller?

Parce qu'il est l'un des designers les plus prometteurs de sa génération (il expose au Mudac, à Lausanne, en mars) et que son talent grandit en même temps que ses créations changent d'échelle. Parmi ses nouvelles pièces, ne ratons pas sa lampe Parabole, en résine, de 1,30 mètre de diamètre, qui crée un halo de lumière rose pâle sensuelle, voire érotique, dixit Charpin. Ça promet...

Monolithe en résine noire de 1,78 m de hauteur, éd. galerie Kreo, 2009.

F.Gousset/Courtesy Galerie Kreo

Monolithe en résine noire de 1,78 m de hauteur, éd. galerie Kreo, 2009.


Repost 0
Published by Catherine Giuli - dans Design
commenter cet article
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 14:41

IMG_0029.jpg©2011Catherine GIULIIMG_0030.jpg©2011Catherine Giuli-Petit Palais

Disparue en 1999, la designer a laissé un important héritage formel et intellectuel dont l’esprit est toujours vivant, à travers les rééditions de la société Cassina, et bien au-delà. Le Petit Palais consacre une exposition à son travail photographique, source d'inspiration de sa création.


« Ce que j’aimerais davantage, c’est voir la prolongation de l’esprit de Charlotte, plus que l’hommage à ses formes », assène de but en blanc Pernette Perriand, sa fille, aujourd’hui gardienne, avec son mari Jacques Barsac, de la mémoire de la grande dame du design. Il faut dire que depuis plus de dix ans, la collaboratrice de Le Corbusier n’a jamais autant fasciné.
Son travail réalisé autour de l’équipement de la maison et ses bibliothèques aux couleurs identifiables entre mille restent une source d’inspiration pour de nombreux designers. On pense évidemment à la bibliothèque « Charlotte » que les frères Bouroullec, enfants prodiges du design français, lui dédièrent en 2000. Produite alors en série limitée par la galerie Neotu de Pierre Staudenmeyer, celle-ci connut en 2004 un développement plus large sous le nom de « Self » chez Vitra. Du catalogue de cet éditeur à celui des 3 Suisses où le designer Didier Versavel signe lui aussi une création baptisée « Charlotte », les citations – des plagiats parfois – de la designer se retrouvent dans toute l’échelle de la distribution de mobilier, preuve d’une influence toujours très vive.

« Sa recherche de la vérité de l’objet à travers la simplicité et l’épure est à mettre en relation avec le travail de designers contemporains comme Jasper Morrison ou Naoto Fukasawa, analyse Marion Vignal, auteur du livre Femmes designers (éditions Aubanel). Il y a des liens évidents avec le Japon qui a profondément marqué la pensée et l’œuvre de Charlotte Perriand, depuis son voyage dans les années 1940. » Selon Jacques Barsac, qui vient de lui consacrer le livre manifeste Charlotte Perriand et la photographie (éditions 5 Continents), « on commence à redécouvrir la dimension humaine et poétique de son mobilier, la sensualité des matériaux, l’harmonie des formes qui tient de l’observation de la nature », mais aussi de son célèbre « œil en éventail », attentif aux formes, aux couleurs, aux détails. « Charlotte racontait par exemple que sa chaise longue Tokyo avait été inspirée par une pince à sucre japonaise en bambou », se souvient Jacques Barsac. Dans quelques semaines, on découvrira chez Cassina une édition inédite en teck du modèle, puis à l’automne en bambou. Conçu par la designer, pendant sa période de vie et de travail au Japon, comme une interprétation en bambou de la célèbre LC4, ce siège sort désormais en diverses essences de bois, dans le cadre d’une collection de mobilier outdoor réalisé par des maîtres du design.

Repost 0
Published by Catherine Giuli - dans Design
commenter cet article
19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:13
 

PIMG 1193Photo Catherine Giuli

Au début de 1950, en même temps que la reprise de l'activité du garage de Feuerbach. eurent lieu les premières participations des voitures Porsche aux compétitions , et les premiers succès marquèrent les premières épreuves. Le prince de Furstenberg, en équipe avec Berkheim, remporta au cours de cette même année, la première place de la catégorie 1100 au Rallye du Soleil de Minuit ; la comtesse suédoise Koskull gagna la Coupe des Dames au cours de la même épreuve ; le pilote Mathé enleva le Rallye international des Alpes autrichiennes, dans la catégorie 1100.

L'année 1951 débuta par un triste événement : le 30 janvier Ferdinand Porsche décédait à Stuttgart à l'âge de 75 ans. La mort du vieil ingénieur souleva dans toute l'Allemagne une vive émotion mais n'eut pas de répercussion négative sur la marche de l'entreprise, étant donné que son fils Ferry avait su recueillir parfaitement l'héritage technique paternel, et que, depuis les débuts de l'entreprise, il en avait assumé officiellement la direction. Deux 356 au 1er Trophée Supercortemaggiore en 1952

 Ainsi que le raconte Richard Von Frankenberg dans son livre sur Porsche, un ouvrier, à lui seul, montait entièrement un moteur en vingt-cinq heures environ de travail et apposait ses propres initiales sur le carter. Le même ouvrier était appelé par la suite à effectuer la réparation du moteur en cas de panne. Il y a lieu de faire une autre remarque au sujet de ces premières Porsche : leur ligne, créée au printemps 1948, resta pratiquement inchangée pendant plus de 17 ans, jusqu'en 1965, année au cours de laquelle la 356 cessa d'être fabriquée pour faire place à la 911 et à la 912. La longévité de la ligne qui avait caractérisé le prototype fabriqué dans la vieille usine de Gmünd était due surtout à son originalité qui, ajoutée à l'aspect sans conteste agréable de l'ensemble, illustrait de façon nouvelle et tout à fait personnelle l'idée de l'automobile sportive.

Mais l'originalité de cette voiture n'était pas constituée uniquement par son esthétique : elle concernait également la partie mécanique: le moteur à l'arrière, à cylindres opposés, refroidis par air, constituait une différence essentielle entre la 356 et toutes les autres voitures sportives fabriquées à l'époque.

En ce qui concerne la production de la première période des années cinquante, il y a lieu de rappeler qu'en 1952 aux modèles 1100 et 1300 vinrent s'ajouter la 1500 (55 cv, 160 km/h) et la 1500 Super (70 cv, 175 km/h).Tous ces modèles furent équipés presque en même temps des nouveaux freins à tambour et de boites de vitesses synchronisées. Cette innovation, mise au point par l'ingénieur Léopold Schmid, avait été expérimentée avec succès sur la Cisitalia de formule 1. Il s'agissait d'un nouveau système de synchronisation appelé "à douilles", breveté et adopté par la suite par de nombreux constructeurs.

A la fin de cette même année 1952, les troupes américaines libérèrent enfin le garage Porsche de Stuttgart. Mais les temps avaient changé, l'entreprise avait développé de façon importante son activité et les locaux de Stuttgart ne pouvaient plus abriter convenablement, à cause de leurs dimensions et de leur disposition, la fabrication des voitures Porsche. C'est pourquoi on décida de construire une nouvelle usine à Stuttgart- Zuffenhausen, non loin de l'ancienne usine.

Toujours en 1952 Ferry Porsche, étant donné les succès flatteurs remportés dans les compétitions par les voitures de sa marque (une 1500 avec carrosserie en aluminium, pilotée par l'équipe Lurani-Berckheim, remporta cette année-là les Mille Miglia dans sa catégorie), décida de créer au sein de son entreprise un département spécial courses et de mettre au point de nouveaux moteurs et de nouvelles voitures, toujours plus compétitives.Au cours de l'hiver 1952, le jeune ingénieur Ernst Fuhrmann ébaucha les premiers projets d'un moteur 4 cylindres boxer à distribution à deux arbres en tête. Le propulseur fut mis au point au cours du printemps de l'année suivante et fut monté sur une voiture à deux places avec carrosserie découverte, appelée RS Spider (cette appellation a été toujours employée par Porsche pour désigner les voitures découvertes destinées aux compétitions, alors que les autos de série du même type furent appelées" cabriolet".) Le modèle spider à double arbre connut une longue période de gestation avant de pouvoir faire la preuve de toutes ses possibilités. Le systéme de distribution à deux arbres à cames en tête (4 arbres au total), actionnés par des engrenages créa de nombreux problèmes de mise au point, dont la solution nécessita environ une année de travail.

Les premières démonstrations de la voiture, en 1953, ne furent pas tout à fait satisfaisantes, mais en 1914, le spider commença à remporter une série ininterrompue de succès qui en firent la voiture absolument imbattable de sa catégorie. Son moteur de 1498 cm3 (85 x 66 mm), qui développait à ses débuts 110 cv a 7 800 tr mn fut porté dans la version de 1959, à 148 cv à 8000 tr:mn. La vitesse maximale était de l'ordre de 250 km/h.

Les Carrera, surtout celles carrossées spécialement par Carlo Abarth, atteignirent souvent des vitesses dépassant 240 km/h.

Dans la série des Spider, il faut également rappeler l'ultra légère 909 de 1968, équipée du moteur 8 cylindres de 2l (275 cv) construite pour prendre part au championnat d'Europe de la Montagne, ainsi que la 908/3 de 1970, préparée pour répondre aux exigences du tracé accidenté de la Targa Florio. Grâce à ces deux modèles la firme Porsche atteignit une fois de plus. son objectif : la victoire.

On ne saurait clore cette période de l'histoire de Porsche sans rappeler la puissante 917 de 1969 qui, pendant trois années consécutives, enleva le Championnat mondial des marques. Il s'agissait d'une voiture exceptionnelle, dotée d'un moteur 12 cylindres boxer refroidi par air, réalisé en un premier temps avec une cylindrée de 4.5l (520 cv) et portée par la suite à 5l (620 cv). Pour donner une idée de la vitesse que pouvait atteindre la 917, il suffira de rappeler qu'un exemplaire de cette voiture, avec carrosserie spéciale, atteignit sur la ligne droite de Hunaudiéres, au Mans, 385 km/h. Lorsque la réglementation internationale interdit la participation aux compétitions des voitures de 5 litres, les Porsche 917 furent dirigées sur les Etats-Unis pour prendre part aux épreuves de la Can-Am. Équipés d'un moteur d'une cylindrée portée à 5,4 1 et avec l'adjonction d'un turbocompresseur alimenté par les gaz d'échappement, les propulseurs allemands atteignirent la puissance monstrueuse de 1 100 cv.

Dans ce type de compétitions qui étaient restées pendant de longues années l'apanage des gros moteurs V 8 des États-Unis, les voitures de Stuttgart remportèrent d'écrasantes victoires. Ainsi, à partir du jour où la firme Porsche décida de prendre part officiellement aux compétitions, tous les modèles créés dans ce but, furent toujours vainqueurs.

Ce n'est que dans le domaine des monoplaces que Porsche échoua : bien qu'ayant remporté de nombreux succès en formule 2, il tenta en vain d'obtenir le succès en formule 1. Il est évident que même dans ce cas on ne peut pas parler d'échec étant donné que la 8-cylindres de formule 1 de 1500 cm" remporta un Grand Prix comptant pour le titre mondial (en 1962, en France, avec Dan Gurney) ainsi que plusieurs victoires dans des épreuves ne comptant pas pour le titre ; mais la 8-cylindres malgré ses performances ne permit pas à Gurney de remporter le titre mondial.

La 914 sort en 1969 dotée d'un moteur central de 1 795 cma quatre-cylindres ou d'un 1991 cm3 six-cylindres.

Elle est suivie de la 911 SC à moteur arrière, de la Turbo 911 et de la 928 à moteur avant V8 de 1977 qui atteint dans sa version la plus récente 350 ch.

La 924 de 1975 est un coupé 2 litres à moteur Audi placé a l'avant. Elle donne la 944 de 1981, une quatre-cylindres de 2,5 litres, mais de motorisation Porsche.La 959, un modèle à très hautes performances, est produite en un minimum de deux cents exemplaires pour accéder au groupe B.

La gamme de 1994 comprend encore la 968 dont la version Turbo S développe 305 ch et la 911 Carrera qui signe un joli cabriolet.
via Van Damme Stéphane
Repost 0
Published by Catherine Giuli - dans Design
commenter cet article
17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 07:38

 Que révèle cet anglicisme ? Le "streamline" (ou streamlining) signifie littéralement "cours du ruisseau" et désigne un mouvement de design américain des années 30, qui s'inspire de l'aérodynamisme de la goutte d'eau. 200 objets aux lignes fluides et aux courbes arrondies donnent un aperçu de l'élégance de ce courant du design.

 

En 1929, les Etats-Unis connaissent un crash boursier catastrophique qui plonge le pays dans de grandes difficultés économiques pendant plus de 10 ans. C'est dans ce contexte difficile que se généralise la production de produits en série. De jeunes créateurs américains étendent cette fabrication aux objets du quotidien : c'est la naissance du design industriel et du "streamline". Raymond Loewy, Donald Deskey, Henry Dreyfuss, Norman Bel Geddes, Walter Norwin Teague en sont les initiateurs. Ils s'inspirent de l'aérodynamisme, recherchent les lignes courbes adaptées à leur contexte ou à leur maniement, comme par exemple lesèche-cheveuxdont le manche cherche à s'adapter à la main.

En plus des lignes épurées, ces créateurs utilisent les nouvelles matières que la modernité met désormais à leur disposition : la résine synthétique, la bakélite, les différents plastiques etc. Le design envahit alors la maison : chaises, table,aspirateur,batteur-électrique aérodynamiques,fer à repasserprofilé ...Le design gagne ensuite le monde du travail : le mobilier veut traduire l'esprit d'innovation de l'entreprise à travers par exemple le dessin de ses tables et de ses chaises .

Le mouvement américain se fait connaître dans le reste du monde grâce à deux expositions mondiales : "Century express" et l'exposition universelle à New-York en 1939, sur un thème résolument moderne : "Le Monde de Demain". Le mouvement rayonne alors jusque dans les années 1950.

Après cette période, la dynamique semble s'essoufler, mais elle reprend de la vigueur depuis une vingtaine d'années, et on peut aujourd'hui constater que le graphisme issu du streamlining est omniprésent (voir lampe de table), notamment dans l'habillement (voir chaussure de sport). IMG 2422 Les nombreux nouveaux matériaux ne font que multiplier les possibilités de création (caoutchouc, polyuréthane, contreplaqué, plastiques sous toutes ses formes, etc).

Repost 0
Published by Catherine Giuli - dans Design
commenter cet article