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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 08:13

Musiques illustrées avec des pictogrammes

musique chanson illustration pictogramme 01 Musiques illustrées avec des pictogrammes

 

Viktor Hertz représente des chansons célèbres avec ces affiches qui utilisent juste des pictogrammes minimalistes.

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via La boite verte
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Published by Catherine Giuli - dans Illustration-bd-graphisme
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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 11:40

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Journal de Spirou: «Sauver la Belgique, c’est sauver l’Europe»

Recueilli par QUENTIN GIRARD

Extrait de la couverture du Journal de Spirou

Extrait de la couverture du Journal de Spirou (Dupuis)

A l'occasion de la fête nationale belge ce 21 juillet, le Journal de Spirou publie un numéro historique pour défendre l'unité du pays à travers des courtes bandes dessinées d'auteurs comme Trondheim, Bouvard, Velhman, Clark ou Nix. Le rédacteur en chef du magazine, Frédéric Niffle, revient sur ce numéro historique.

Pourquoi le Journal de Spirou a-t-il décidé d’entrer le débat politique?

Je suis citoyen belge et Bruxellois. Cela fait plus d’un an que cette situation est à la une des journaux et qu’on en parle. Je m’étonne même qu’il n’y ait pas eu davantage de réaction citoyenne. Pour moi, ce numéro, c’est un devoir citoyen. Nous sommes un petit iceberg au milieu de l’immensité et le fait de se disputer, c’est complètement ridicule, absurde, surtout en ce moment où l'Europe ne va pas bien.

Le Bénélux est à l’origine de la construction européenne et la Belgique parle ainsi un peu à tout le monde. Nous sommes une frontière entre le côté latin et le côté germanique et Bruxelles est un peu une Babel. C’est un beau modèle. Sauver la Belgique, c’est sauver l’Europe.

Est-ce que c’est la première fois que Le Journal de Spirou prend autant position?

C’est effectivement la première fois mais c’est surtout lié à nos délais de publication. Le projet a été initié il y a deux mois et demi. La BD, c’est assez long à produire et nous ne pouvons potentiellement réagir que sur de l’actualité très pérenne. Quand nous avons pris la décision de faire un numéro spécial sur l’absence de gouvernement, c’était un peu un pari. Après, en 1973 par exemple, les auteurs Peyo et Yvan Delporte avaient déjà abordé la question de la division avec l'histoire Schtroumpf vert et vert schtroumpf.



Les Schtroumpfs se disputent et s’affrontent sur des questions linguistiques pour savoir s’il faut dire dire un «tire-bouschtroumpf» ou un «schtroumpf-bouchon». En Belgique, il y a toujours eu ce type de querelles linguistiques, mais là cela va plus loin, on est confronté à un vrai blocage.

Pensez-vous que les artistes en général peuvent avoir une influence dans ce débat?

Je pense que les dessinateurs de presse notamment peuvent avoir une grande influence. Nous sommes les fous du roi, nous avons ce regard un peu plus éloigné qui permet de faire la synthèse, de mieux comprendre.

On a reçu des emails, des courriers, des réactions très enthousiastes. Ce qui est marquant, c’est surtout l’impact médiatique d’une telle initiative à l’étranger, en France ou au Canada. Pour les médias, comme c’est une querelle politique extrêmement complexe à comprendre, c’est un bon nouveau moyen d’aborder le sujet. Et pour les lecteurs – nous avons un public familial, avec autant d'adultes que d'enfants – c’est aussi une prise de conscience. Si même Spirou en parle, c’est que la crise est vraiment grave.

La vision de la crise varie-t-elle selon la nationalité de l’auteur, Wallon, Flamand ou Français?


Dans ce numéro, il y a trois voix. Ces humours reflètent d’ailleurs assez bien la personnalité des différentes cultures. Les dessinateurs français ont un regard plus caricatural, plutôt potache. Les Wallons sont très portés sur l’autodérision, comme les dernières pages qui parlent de La fin des Belges de Clarcke. Les Flamands sont, eux, plus influencés par les Anglais, avec beaucoup d’absurde et de «nonsense» comme Reboot de Nix qui propose de faire sortir les habitants de la Belgique et de tout réinstaller.

(Extrait de La Fin des Belges, de Clarke - cliquer ici pour agrandir)

Après, tout le monde est d’accord sur la volonté de préserver l’unité du pays.

Quelles sont les propositions que font les auteurs?

Nous sommes un journal d’humour, il n’y a pas de propositions réalistes. Alors par exemple on propose de mettre un filtre d’amour dans les eaux belges, de faire appel à un exorciste ou de tout «reboot». Le seul moment vraiment sérieux, c’est l’édito. Mais, «l'humour, c'est la politesse du désespoir», disait Boris Vian.

 

via Libération

 



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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 11:09

Où l'on voit un poète (pour nous) inconnu se frayer, à ses risques et périls, un chemin non balisé entre satire et fulgurances. Daniil Harms était de cette avant-garde russe des années 1920-1930 que le pouvoir soviétique entreprit d'éradiquer. Il est mort en asile psychiatrique en 1942, à 36 ans, et son oeuvre est à découvrir. Gérald Auclin met au jour des nouvelles ultra minimalistes, des aphorismes cinglants, une inspiration blagueuse, sarcastique ou énigmatique qu'il transforme en haïkus visuels magnifiques. Réalisés en papier coloré méticuleusement découpé (cinq ans de travail, paraît-il), ces « incidents » en Absurdie totalitaire s'enchaînent dans une vraie fausse pantomime d'une grâce légère mais incisive. Pas d'erreur possible : ce sont des concentrés d'irrévérence cruelle. On y verra, ensemble, une virulente incartade dadaïste et un constat (à peine) déguisé de la déréliction du citoyen ordinaire dans une société sans espoir, promise pourtant - accablante ironie - aux lendemains qui chantent...

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