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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 14:46

VIRGULE MUSICALE

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Une prestance, une voix authentique…


Cette ancien mannequin, passionnée de jazz et de blues depuis ses 10 ans, qui a quitté ses podium pour libérer sa voix sur la scène musicale. Elle a su nous séduire par son style personnel.

 

Il y a trois ans, une jeune inconnue débarque à Paris. Dans ses bagages: quelques vêtements, un book photo et une maquette auto produite sur laquelle figure une demi douzaine de chansons originales. Pour Imany, cet instant est décisif. Et il est périlleux. Elle vient de passer sept ans à New York à bosser comme mannequin. Fatiguée de “faire le cintre”, elle est décidée à tenter sa chance dans la musique. Garçon manqué, elle n’a rien d’une anorexique du cerveau et surtout pas dans sa voix. Elle insiste: elle “a fait” le mannequin, ne s’est jamais considérée comme telle. De sorte qu’elle se sent libre de tout reprendre par le début. Elle n’a pratiquement aucun repère dans le showbiz. Son répertoire est aussi mince que son tour de taille. Avec l’aide de sa soeur Fatou, elle parvient à convaincre les programmateurs de plusieurs lieux parisiens.

 

Au fil des mois, du Beau Lounge au Réservoir, de la Bellevilloise au China Club, elle “grandit en public” comme on dit, prend confiance en elle, installe un buzz qui, via Internet, se répand dans la capitale, puis au-delà. Et surtout, affirme un style personnel. Oui, mais Imany manie le jazz et le blues avec amour depuis ses 10 ans. Reine de beauté et diva sur scène, elle raconte le futur avec nostalgie et le passé comme un souvenir des temps de joie. Elle voyage entre la joie et la mélancolie et de ces mélodies elle nous envoûte, nous emporte vers des horizons lointains et magique.

 

 

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Sources

www.nmamagazine.com

www.nmamagazine.com elleadoretv.com

Copyright : Luc Valigny Barron Clairborne

 

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Published by Catherine Giuli - dans Virgule musicale
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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 19:31
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Amy Winehouse. Photo : DR

23 juillet 2011, 19h15 : on vient donc d'apprendre la mort de la chanteuse anglaise Amy Winehouse, et c'est malheureusement tout sauf une surprise. Ces trois dernières années, ses apparitions publiques souvent chaotiques, comme ses annulations de concerts à répétition, donnaient lieu aux mêmes pronostics sordides chez tous les observateurs, fans inclus : «C'est peut-être la dernière fois qu'on la voit » - ou, variante déprimante dans le cas des concerts annulés, comme au festival Rock en Seine, près de Paris, voici deux ans : « c'est sans doute la dernière fois qu'on aurait pu la voir. »

Toute prévisible qu’elle ait été, cette mort si précoce (à l’âge scandaleusement jeune de 27 ans) n’en est pourtant pas moins d’une infinie tristesse. Car Amy Winehouse, manifestement pas armée pour affronter la vie, littéralement bouffée par les tentations, la dope, l’alcool (avec, d’après ce qu’on apprend ce soir, un penchant suicidaire pour la vodka ces derniers mois), était aussi, avec un même sens de l’extrême et des superlatifs, une ARTISTE GIGANTESQUE. Bien plus qu’une voix, bien plus qu’une interprète, Winehouse était une auteure-compositrice douée d’un génial sens de l’arrangement des instruments comme on en croise peut-être que trois ou quatre dans une génération de musiciens. Ses deux albums, et plus remarquablement encore le second, Back to black (2006, il y a cinq ans déjà) portaient en eux un souffle d’évidence, une puissance de feu, qui en feront assurément des candidats à la postérité soul : des disques majeurs, sublimement bien chantés et joués, devant lesquels les ados de 2050 s’inclineront comme Amy le fit elle même, jeune Anglaise folle de musique black américaine, devant les disques d’Aretha Franklin et Roberta Flack ou des plus classiques Dinah Washington et Ella Fitzgerald. Une géante, donc, assurément, malheureusement incapable d’affronter ses propres démons.

Il y a quelques semaines, sa dernière sortie sur scène, en Serbie, s’était soldée par un fiasco assez humiliant : trop saoûle pour chanter, elle avait dû écourter son concert, et subir les quolibets d’un public frustré l’aimant trop pour supporter pareil gâchis. L’ensemble de sa tournée du retour avait alors était annulée. Les seules nouvelles qu’on ait eues depuis (à base de comas éthyliques dans des bars de Londres) n’auront manifestement pas suffi à alerter ses (rares) proches que la fin était imminente. Et s’ils en avaient conscience (comme on l’imagine, hélas), cela n’aura servi à rien : celle dont le refrain le plus connu restera sans doute aussi comme l’un des plus sincères de tous les temps, « I don’t want to go to rehab », est allée jusqu’au bout de son idée. Black is black. REALLY black.
Emmanuel Tellier

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 15:19

The Strokes, sauvés par l'expérience

 

Cinq ans après son dernier passage au Zénith, le groupe est venu promouvoir son dernier album, "Angles", au succès mitigé. Par Clément Barry

Les Strokes au Zénith mercredi (Clément Barry)Les Strokes au Zénith mercredi (Clément Barry)

Les Strokes ont pris possession du Zénith, mercredi soir, le temps d'un concert éclair. Après une rupture évitée et un dernier album au succès mitigé, le quintet de rockers new-yorkais redevient conquérant une fois scène, sans toutefois provoquer d'AVC. N'en déplaise aux adorateurs, leur retour ne s'est pas fait sans approximations. Pour leurs retrouvailles avec le public, Julian et sa bande ne comptaient pas outre mesure sur leur dernier opus, "Angles", sorti au début de l'année. Ils ont suivi une setlist anti-décrochage, mêlant habilement leurs nouvelles compositions à des classiques toujours redoutables de la période 2001-2006. Dans le trio d'attaque "New York City Cops", "Alone, Together", et "Reptilia": une charge électrique suffisante pour préparer les fans à leurs productions plus récentes. D'entrée survolté, le public accueille avec une clameur mécanique "Machupichu" et "Undercover of Darkness". Le traitement réservé aux pépites des années 2000 est lui incomparable. "Is This it", "Someday", "Juicebox", insufflent l'excitation nécessaire à ce come back.

Erreurs de débutants

Des erreurs de débutants, surprenantes pour une formation à la rythmique infaillible et carrée, ont toutefois émaillé le set. La mésentente la plus visible survient dès les premières mesures de "Last Night". Nikolai (le bassiste) manque son entrée, un regard échangé avec Julian laisse apparaitre une confusion inhabituelle; D'ordinaire impassible, le fautif laisse échapper une mimique d'agacement. Au chant, Julian verse parfois lui aussi dans l'à peu près, revisitant, mâchant ça et là, ses propres paroles, avec parfois du retard. Ces quelques bémols s'évaporent instantanément dans l'emballement général. Le groupe sait vite retomber sur ses pattes. La prestance du chanteur et les moulinets incessants d'Albert Hammond Jr y contribuent grandement. Une heure et demie à peine après le début du feu d'artifice, le dénouement prend la fosse au dépourvu. Atteignant le zénith à la toute fin du rappel, grâce à "Take it or leave it", les Strokes s'éclipsent presque aussi vite qu'ils sont arrivés. Comme cadeau de départ, Nikolai gratifie le public d'une minute de larsen, laissant sa basse posée sur un ampli de retour.

Clément Barry - Le Nouvel Observateur


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